La CFDT juge « ignoble » une affiche homophobe d'un syndicat CGT

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« Ces affiches sont ignobles. Elles sont une insulte pour l'ensemble des salariés et agents qui votent pour la CFDT, ainsi que pour ses adhérents »

L'affiche de la CGT Info'Com sur les réseaux sociaux

La CFDT s’est élevée dimanche contre une affiche publiée par le syndicat CGT Info’Com sur les réseaux sociaux figurant Laurent Berger et le patron du Medef en « Sado et Maso », parlant de « message à caractère homophobe ».

« Ces affiches sont ignobles. Elles sont une insulte pour l’ensemble des salariés et agents qui votent pour la CFDT, ainsi que pour ses adhérents », a estimé le syndicat dans un communiqué, condamnant « avec la plus grande fermeté » cette campagne.

« Les différends syndicaux ne justifient aucun acte calomnieux envers les personnes, aucune attaque dégradante et aucun message à caractère homophobe », a ajouté la confédération.

Laurent Berger et Geoffroy Roux de Bézieurs en cuir

Sur l’affiche mise en cause, publiée samedi sur le compte Twitter du syndicat Info’Com de la CGT, on peut voir le numéro 1 de la CFDT et celui du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, habillés de vêtements en cuir noir et collier de chien, poser sur un canapé sous le titre « Sado et Maso, une production Medefdt ».

Samedi, M. Berger avait estimé « irresponsable » la position de la CGT dans le dossier de Renault Sandouville (Seine-Maritime).

La CGT a obtenu jeudi de la justice la fermeture du site alors que ce dernier avait rouvert le 28 avril grâce à un protocole sanitaire validé par la CFDT, CFE-CGC et FO.

« La réalité c’est que l’usine va rester fermée lundi et que 700 intérimaires vont être renvoyés chez eux. C’est pas un service rendu aux travailleurs », avait déploré M. Berger.

Dimanche, sa confédération a demandé le « retrait immédiat de ces affiches » et a dit attendre une « condamnation par la CGT d’une campagne indigne du débat démocratique ».

Ce qu’a fait la CGT dans un tweet condamnant « sans aucune réserve ces affiches » et estimant que « ce type de communication ne fait que décrédibiliser l’action syndicale ».

Avec l’AFP