« N’occultons pas encore une fois les personnes trans ! », un collectif d'associations signent une tribune dans Libération

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Dans Libération, onze associations signent une tribune pour exiger que les personnes trans soient incluses dans le dispositif d'ouverture de la PMA.

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Le drapeau trans - nito / Shutterstock

Après l’Assemblée nationale, c’est au tour du Sénat d’examiner le projet de loi bioéthique, dont l’article premier ouvre la PMA à « toutes » les femmes. Mais pas aux personnes trans comme Komitid le soulignait dans cet article.

 

Dans Libération, onze associations défendant les personnes trans, dont Acthé, Au-delà du genre, le Giaps, Inter-LGBT ou encore OuTrans et TransMissionReims.com signent une tribune intitulée :«  Assistance médicale à la procréation et filiation : la loi doit inclure les personnes trans ». On peu notamment y lire : « Un homme à l’état civil peut posséder un utérus, des ovaires, et être capable de mener à terme une grossesse ; de la même façon, une femme à l’état civil peut avoir un pénis et produire du sperme. Certaines personnes trans peuvent donc concevoir des enfants sans l’aide de la médecine. »

« Une telle ouverture conduirait à faire évoluer le droit de la filiation pour prendre en compte les droits familiaux des personnes trans »

Soutenue par huit autres associations dont Amnesty International, l’APGL), GayLib et SOS homophobie, cette tribune s’insurge contre une loi jugée « discriminatoire » et demande à ce que la PMA soit ouverte aux personnes trans. Elle se conclut ainsi : « Une telle ouverture conduirait à faire évoluer le droit de la filiation pour prendre en compte les droits familiaux des personnes trans qui ont déjà, rappelons-le, des enfants sans aucun recours à la médecine et qui restent les grandes oubliées du projet de loi bioéthique. »