Benjamin Parent : « Il y a des injonctions pour les mecs, liées à la BD, aux super-héros, aux jeux vidéo, et je voulais jouer avec ça »

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« Un vrai bonhomme », premier long métrage du réalisateur Benjamin Parent, prend les atours du « teen movie » et multiplie les clins d’œil aux films de super héros pour mieux raconter la construction de la masculinité.

Un vrai bonhomme
De face et de gauche à droite : Thomas Guy et Benjamin Voisin dans « Un vrai bonhomme », de Benjamin Parent - AdVitam Distribution
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Après avoir fait un carton en 2012 avec son court métrage Ce n’est pas un film de cow-boys qui évoquait avec humour, modernité et sensibilité l’impact du film gay Brokeback Mountain sur des ados, Benjamin Parent signe un premier long métrage très réussi qui détonne dans le paysage cinématographique français. Un vrai bonhomme, en salles mercredi, prend les atours du « teen movie » et multiplie les clins d’œil aux films de super-héros pour mieux raconter la construction de la masculinité de Tom qui arrive au lycée et met ses pas dans les pas de son grand frère Léo.

Komitid : C’est compliqué de réaliser un premier long métrage après votre court qui a cartonné comme « Ce n’est pas un film de cow-boys » ?

Benjamin Parent : A la base, je développais un projet de série sur un principe simple. Des ados qui parlent dans les toilettes, et ce qui est devenu le court métrage était un des épisodes qui s’appelait L’Homosexualité. Le casting a été long, le film a vraiment révélé Finnegan Oldfield, il y avait aussi Garance Marillier (par la suite héroïne de Grave, ndlr) que j’avais vu dans le film Junior de Julia Ducourneau. Le court a commencé sa carrière à la Semaine de la critique à Cannes en 2012 ! C’était énorme. Il a été super bien accueilli, a remporté la Queer Palm du court et le petit Rail d’Or des cheminots ! C’était bien parti et il a ensuite été sélectionné dans plus de 80 festivals et gagné près de 40 prix, puis nommé aux César. Il a également été utilisé dans les circuits scolaires. Cela a vraiment changé ma vie et j’en suis hyper fier. Cela m’a permis d’obtenir tous les rendez-vous que je voulais. Si j’ai réussi à faire ce premier long c’est grâce au scénario mais aussi grâce à ce court.

Un vrai bonhomme

Benjamin Parent, le réalisateur de « Un vrai bonhomme » - Stéphane Félicité

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