2010-2019 : les films LGBT+ les plus marquants de la décennie (2/2)

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Après le classement de la 30e à la 16e place, publié hier, voici les 15 films les plus marquants de 2010 à 2019.

films lgbt+
De gauche à droite et de bas en haut : « Une femme fantastique », « Portrait de la jeune fille en feu », « Mourir comme un homme », « Carol », « L'Inconnu du lac » -

La deuxième décennie du XXIème siècle s’est achevée et c’est le moment de faire un bilan de ces dix années de cinéma LGBT+. Subjectif, forcément subjectif, voilà le classement (par ordre ascendant) par notre chroniqueur cinéma des 30 meilleurs films queer sortis en France entre 2010 et 2019.

Après le classement de la 30e à la 16e place, publié hier, voici les 15 films les plus marquants de 2010 à 2019.

 

15)  « Théo et Hugo dans le même bateau », d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau (2016, France)

Une scène de sexe longue et intense en ouverture, une traversée de Paris en temps (presque) réel qui rend hommage à la Nouvelle Vague et au mythe d’Orphée, la naissance de l’amour à vélo dans la ville, de belles rencontres et les dialogues ciselés du duo de cinéastes …

14) « Plaire, Aimer et courir vite », de Christophe Honoré (2018, France)

Son premier film s’appelait 17 fois Cécile Cassard, ici, c’est deux fois Christophe Honoré qu’on retrouve à la fois dans cet étudiant rennais de 20 ans qui « monte » à Paris et dans cet écrivain quadra et père de famille. 1990, les premières fois, le sida, l’urgence : le plus beau film d’Honoré.

13) « Portrait de la jeune fille en feu », de Céline Sciamma (2019, France)

Avec ce quatrième long métrage, Céline Sciamma ose le film d’époque et la déconstruction du regard masculin habituel. Un film lesbien sensuel, profond, affirmé et qui fera date.

12) « Une femme fantastique » (« Une Mujer fantástica »), de Sebastián Lelio (2017, Chili/Allemagne/Espagne/États-Unis)

Une femme trans doit se battre pour se faire respecter et reprendre le cours de sa vie après le décès de son compagnon. Un personnage incroyablement incarné par Daniela Vega, actrice trans époustouflante.

11) « Kaboom », de Gregg Araki (2010, États-Unis)

Quand l’univers déjanté, pop et désespéré du réalisateur de Los Angeles, chantre de la fluidité des sexualités rencontre l’univers du campus movie et des séries télés, ça explose les codes et c’est réjouissant !

10) « Week-end » (« Weekend »), d’Andrew Haigh (2012, Royaume-Uni)

Boy meets boy, Russel rencontre Glenn. Avant de co-créer la série Looking pour HBO, Andrew Haigh raconter l’histoire simple et extrêmement intime d’une rencontre entre deux garçons à Nottingham. Bouleversant de vérité.

 

9) « Douleur et gloire » (« Dolor y gloria ») de Pedro Almodovar (2019, Espagne)

Autoportrait d’un réalisateur vieillissant, mosaïque de souvenirs et de retrouvailles. Un film-somme, le 8 1/2 d’Almodovar avec des scènes d’une beauté incroyable et d’une force foudroyante.

8) « Un Couteau dans le cœur », de Yann Gonzalez (2018, France/Mexique/Suisse)

Une productrice de porno gay larguée par celle qu’elle aime enquête sur les meurtres mystérieux qui décime les rangs de ses jeunes acteurs. Sans doute le film le plus queer de l’histoire du cinéma français !

7) « Laurence Anyways », de Xavier Dolan (2012, Canada/France)

À 30 ans, Laurence doit passer un cap, assumer la femme qu’elle est depuis toujours. Mais elle ne peut pas se passer de Fred, la femme qu’elle aime. Un Dolan lyrique et politique.

6) « Carol », de Todd Haynes (2016, États-Unis/Royaume-Uni)

Un film comme une image manquante, celle d’un amour entre deux femmes qui vont braver les conventions dans le New York des fifties, un film construit pour faire d’un dernier regard, un acte déchirant.5 120 Battements par minute de Robin Campillo (2018, France)

5) « 120 Battements par minute », de Robin Campillo (2017, France)

Le début des années 90 auprès des militants d’Actu Up-Paris, une fresque identitaire et générationnelle qui évite tous les écueils. Sobre et fort.

4) « Call me by your name », de Luca Guadagnino (2018, États-Unis/Italie/France/Brésil)

Été 1983, Italie. Elio a 17 ans et va faire la connaissance d’Oliver, l’étudiant de son père professeur. Le premier amour et la souffrance qui va avec.

3) « Mourir comme un homme » (« Morrer como um homem »), de João Pedro Rodrigues (2010, Portugal)

Tonia, une artiste travestie vieillissante d’un club lisboète est à l’heure des choix sous la pression de son jeune amant qui la veut femme. Et puis il y a cette étrange parenthèse enchantée dans la forêt…

2) « Hard Paint » (« Tinta Bruta »), de Filipe Matembacher et Marcio Reolon (2019, Brésil)

La vie de Pedro, jeune gay solitaire, camboy traumatisé par la violence et qui va réapprendre à vivre grâce à l’amour, portrait hyper maîtrisé de la vie minoritaire dans le Brésil pré-Bolsonaro.

1) « L’Inconnu du lac », d’Alain Guiraudie (2013, France)

Un lac, des hommes nus, des corps qui se cherchent, des meurtres, le désir et le danger… Un miracle de cinéma à l’état brut.