2010-2019 : Les films LGBT+ marquants de la décennie (1/2)

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Subjectif, voilà le classement (par ordre ascendant) des meilleurs films queer sortis en France entre 2010 et 2019 selon notre chroniqueur cinéma. La preuve que la décennie a été très riche pour le cinéma LGBT+. Aujourd'hui de la 30e à la 16e place. La suite demain.

Cinéma LGBT+
de gauche à droite et de bas en haut : « Girl», « Tangerine », « Moonlight », Ma Vie avec John F. Donovan », « Saint Laurent », « Pride »

La deuxième décennie du XXIème siècle s’est achevée et c’est le moment de faire un bilan de ces dix années de cinéma LGBT+. Subjectif, forcément subjectif, voilà le classement (par ordre ascendant) par notre chroniqueur cinéma des 30 meilleurs films queer sortis en France entre 2010 et 2019. Et vous quel est le vôtre ?

Un article en deux parties, la seconde sera publiée demain.

30) « Moonlight », de Barry Jenkins (2017, États-Unis)

Trois périodes de la vie de Chiron, afro-américain né dans un quartier difficile de Miami, qui va tenter de vivre son homosexualité. Un film marquant et multirécompensé lors de sa sortie.

 

29) « Pride », de Matthew Warchus (2014, Royaume-Uni)

La comédie sociale anglaise s’empare de la convergence des luttes en racontant cette histoire vraie de rencontres improbables entre militants LGBT et mineurs en grève à l’été 84. Un film drôle, politique et historique d’une grande efficacité.

28)  « Les Initiés » (« The Wound ») de John Trengove (2017, Afrique du Sud/Allemagne/France/Pays-Bas)

Xolani peut-il vivre son homosexualité dans sa communauté sud-africaine traditionnelle ? La question se pose douloureusement lors de rituels annuels d’initiation. Un film-choc avec le chanteu Nakhane.

27) « The Kids Are All Right », de Lisa Cholodenko (2010, États-Unis)

L’homoparentalité vue par la réalisatrice de High Art, un film drôle et touchant. Le coupe que forment Annette Bening et Julianne Moore (et leur penchant pour le porno gay) est devenu culte.

26) « L’Ornithologue », de João Pedro Rodrigues (2016, Portugal/France/Brésil)

Quand Rodrigues revisite le mythe de Saint-François d’Assise, c’est l’occasion d’un véritable voyage fantasmagorique et queer.

25) « Appropriate Behavior », de Desiree Akhavan (2014, Royaume-Uni)

Autoportrait en mode allénien d’une jeune femme irano-américaine bisexuelle. Grinçant, drôle et follement moderne, la découverte d’une auteure-réalisatrice talentueuse.

24) « Matthias et Maxime », de Xavier Dolan (2019, Canada)

Quand le doute s’installe entre deux amis d’enfance, c’est tout leur monde qui est bouleversé. L’adieu de Dolan à la vingtaine, à l’adolescence prolongée, à la vie en bande. La fin d’un cycle.

23) « Les Bonnes Manières » (« As Boas maneiras ») de Marco Dutra et Juliana Rojas (2018, Brésil)

Une comédie musicale, un film de loup-garou, une love story lesbienne … Les Bonnes Manières, c’est tout ça à la fois et plus encore !

22 ) « Seule la terre » (« God’s own country ») de Francis Lee (2017, Royaume-Uni)

La rencontre entre Johnny, un jeune agriculteur gay du Yorkshire et Gheorghe, un saisonnier roumain venu l’aider à la ferme. Sensible et sensuel.

 

21) « Girl » de Lukas Dhont (2018, Belgique)

Le destin de Lara, jeune fille trans et danseuse classique, sa vie d’ado, ses premières fois. Un premier film virtuose mais controversé.

20) « A Single Man » de Tom Ford (2010, États-Unis)

Pour ses débuts en tant que réalisateur, le couturier-star adapte un roman de Christopher Isherwood qui suit le deuil difficile d’un enseignant et son amitié avec l’un de ses étudiants. Un film haute-couture avec Colin Firth, Julianne Moore et Nicholas Hoult, tous les trois formidables.

19) « Tomboy », de Céline Sciamma (2011, France)

Avec son deuxième long métrage, Céline Sciamma tordait le cou au mythe du « garçon manqué » pour traiter avec simplicité et intelligence des questionnements de genre chez une petite fille de 10 ans.

 

18) « Saint-Laurent », de Bertrand Bonello (2014, France/Belgique)

Près de 10 ans dans la vie du couturier français emporté par le tourbillon libertaire des années 70 par l’un des plus grands visionnaires français. Avec en prime un Gaspard Ulliel habité.

17) « Ma Vie avec John F. Donovan » (« The Death and life of John F. Donovan »), de Xavier Dolan (2019, Canada)

Un brûlot politique aux allures de film de super héros, un film pseudo-hollywoodien qui s’attaque à Hollywood, un film fantomatique au lyrisme dark.

16) « Tangerine », de Sean Baker (2015, États-Unis)

Sin-Dee, une Cendrillon prostituée, trans et noire, arpente son quartier de Los Angeles à la recherche de celle avec qui son boyfriend l’a trompée pendant son séjour en prison. Un film tourné à l’iPhone, à l’énergie folle, qui met en scène des personnages trop souvent invisibilisés par le cinéma.

Découvrez qui occupe les 15 premières places de cette sélection.