Xavier Dolan : « C’est beaucoup plus facile de coucher avec quelqu’un que de l’aimer »

Publié le

Dans cette interview, réalisée à l'occasion de la sortie de « Matthias et Maxime », son huitième film, le réalisateur québécois parle de l'homophobie intériorisée, de son admiration pour Céline Sciamma et des opposant.e.s au mariage pour tous.

Xavier Dolan dans « Matthias et Maxime », qu'il a aussi produit et réalisé - @shaynelaverdiere/ Diaphana Distribution
Article Prémium

Sept mois après la sortie de son précédent opus et notre dernière rencontre autour de Ma vie avec John F. Donovan, Xavier Dolan est de retour en France pour présenter Matthias et Maxime, en salles mercredi 16 octobre.

Komitid a rencontré le réalisateur québécois afin d’évoquer avec lui ce huitième long métrage en dix ans, le premier à mettre au centre de l’intrigue une histoire d’amour entre deux garçons, mais aussi les nouvelles générations plus fluides, et, bien sûr, avant tout, le cinéma.

Komitid : Comment cette envie de mettre, pour la première fois, au centre d’un film une histoire entre deux garçons, vous est-elle venue ?

Xavier Dolan : C'était sur le tournage de Boy Erased, j’étais dans un univers qui était queer ! Quand j’ai lu le scénario de Boy Erased, j’ai été extrêmement touché et j’ai eu envie, moi aussi, de pénétrer cette vérité-là. Mes films ont toujours été queer, tout le monde le sait, en tout cas ceux qui les ont vus savent ! C’est comme s’il y avait un manque tout à coup. Quand cela arrive dans mes films, l’orientation du personnage n’est jamais le sujet. Là, c’était le sujet d’un film.

La suite de cet article est réservée aux abonné•e•s.

Pour continuer la lecture :

Vous êtes déjà abonné•e•s ?<

Identifiez-vous