Danielle Lessovitz, réalisatrice de « Port Authority » : « Je me suis toujours interrogée sur la réticence des hommes cis hétéros à fréquenter des femmes trans »

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Komitid a interviewé Danielle Lessovitz, la réalisatrice lesbienne de « Port Authority », coproduit par Martin Scorsese. Elle nous a répondu avec sincérité face à certaines critiques suscitées par son film.

Fionn Whitehead et Leyna Bloom dans « Port Authority », de Danielle Lessovitz - Alexander Laurent / ARP
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Sorti en salles mercredi dernier, Port Authority, de Danielle Lessovitz, explore, à travers le regard du jeune Paul, jeune hétéro blanc fraîchement débarqué à New York, la communauté queer du voguing pour le meilleur. Mais également, pour le pire, un groupe d’arnaqueurs « white trash » qui va le prendre sous son aile.

Malgré une esthétique pop séduisante propre au cinéma indépendant américain et une jolie histoire d’amour à la Roméo et Juliette entre Paul et Wye (première expérience au cinéma de la top modèle trans Leyna Bloom) le film ne nous a pas complètement convaincus. Nous avons interviewé la réalisatrice, de ce premier film coproduit par Martin Scorsese, Danielle Lessovitz, lesbienne assumée, qui nous a répondu avec sincérité.

Komitid : Comment avez-vous découvert la scène voguing new-yorkaise ?

Danielle Lessovitz : J’ai été invité à un Kiki ball à New York. Je connaissais le voguing et les ballrooms grâce au documentaire Paris is burning de Jenny Livingston mais je n’avais aucune idée de l’importance vitale de cette culture minoritaire et la façon dont elle avait évolué au fil des années en termes de catégories et de style de danse.

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