Mais pourquoi Maxime Donzel s'intéresse-t-il à Joan Crawford, monstre sacré et décrié de l'âge d'or d'Hollywood ?

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Journaliste spécialisée dans la pop culture et la culture lGBT+, Maxime Donzel publie un jubilatoire portrait d'une star holywoodienne ultime et décriée, Joan Crawford.

Trois images de l'actrice américaine Joan Crawford - DR
Trois images de la carrière de l'actrice américaine Joan Crawford - DR
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Maxime Donzel est un auteur et réalisateur très doué pour tout ce qui touche à la culture gay et plus largement LGBT+. N'avait-il pas intitulée son émission sur Radio Libertaire Pédérama ? Journaliste à Yagg, il y rédige des Guides de survie et y réalise également des Revues de mois en vidéo.

À la télévision, il s'est fait connaître en particulier pour la série des tutotals (réalisés avec sa complice de toujours Géraldine de Margerie) en 2015. Ces courtes vidéos de quelques minutes utilisaient des images d'un tutorial trouvé sur le net pour parler d'un film à sa sortie. Comme ici avec le film de Todd Haynes, Carol.

 

En 2015, Arte diffuse son documentaire en deux parties, Tellement gay, consacrée à la culture LGBT+ au XXe siècle, à l'évolution des droits et à la visibilité, en particulier à travers le cinéma, la télévision ou la musique.

 

Il est aujourd'hui rédacteur pour le magazine Sofilm. Et sa nouvelle publication est consacrée à une star ultime du cinéma hollywoodien : Joan Crawford. Découpé en 14 courts chapitres aux titres ravageurs comme « Bitch Fight au Grand Hotel », « Couper des têtes » ou encore « Une vraie star se fait livrer l'Oscar au lit », ce livre se dévore d'une traite. Le queerness transpire à chaque page mais aussi une certaine tendresse pour une actrice et une femme partie de rien et qui a du se battre dans un monde d'hommes plus machos les uns que les autres.

Joan Crawford, Hollywood Monster (editions Capricci Stories, 108 p., 11,50€) est le livre à emporter avec soi pour occuper ses soirées d'été à raconter les anecdotes croustillantes qu'il contient pour épater son entourage.

Maxime Donzel nous explique pourquoi cette actrice le fascine autant, évoque sa bisexualité et sa « monstruosité  », en dit plus sur l'amitié inébranlable de Crawford pour William Haines, le premier acteur ouvertement gay à Hollywood et partage une playlist de quelques films à ne pas manquer.

Komitid : Maxime, de quand date votre fascination/attirance/intérêt pour Joan Crawford ?

Maxime Donzel : Du biopic Maman très chère avec Faye Dunaway. C'est un classique du film camp américain mais quand j'ai vu en Thailande  des drag queens rejouer des scènes du film, j'ai compris que c'était vraiment très culte ! Un jour j'ai voulu en savoir plus sur l'actrice, que je ne connaissais que dans Johnny Guitare et de fil en aiguille, je suis devenu accro.

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