On a discuté avec Daniele Viotti, euro-député italien ouvertement gay, du rôle de l'UE pour les droits LGBT+

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L'euro-député italien de gauche, ouvertement gay, s'est entretenu avec Komitid à moins d'un mois des élections européennes. L'occasion de faire le bilan de l'action du Parlement européen sur les questions LGBT+.

Danielle Viotti, euro-députée italien, membre du Parti Socialiste Européen et co-Président de l'Intergroupe LGBTI / PES - Flickr
Danielle Viotti, euro-députée italien, membre du Parti Socialiste Européen et co-Président de l'Intergroupe LGBTI / PES - Flickr
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Imaginez un député européen. Il est fort probable que l'image mentale que vous vous en ferez ne correspondra pas à celle de Daniele Viotti. Barbe rousse et lunettes rouges, cet Italien de 45 ans est entré au Parlement européen en 2014, élu sur les listes du Parti Démocrate (centre-gauche). Militant pour les droits LGBT+ à Turin, l'homme n'a pas laissé ses combats en Italie. À Bruxelles et à Strasbourg, il est devenu le co-président de l'Intergroupe LGBTI du Parlement européen.

Regroupement de plus de 150 député.e.s venu.e.s de toute l'Union européenne (UE), l'Intergroupe LGBTI œuvre pour faire avancer l'égalité des droits, d'abord au Parlement, mais aussi dans les autres institutions européennes et dans les États membres. Komitid a pu s'entretenir avec Daniele Viotti en pleine campagne pour sa réélection. Pro-européen, il défend le bilan du parlement sur les questions LGBT+... et espère que l'UE fera plus pour les droits LGBT+ dans un futur proche.

Komitid : Vous avez été élu comme député européen pour l'Italie en 2014. Vous êtes à nouveau candidat, pourquoi ?

Daniele Viotti : Il y a cinq ans, quand on m’a demandé la raison pour laquelle j’ai voulu présenter ma candidature au Parlement européen et pourquoi j’ai voulu le faire en m’occupant principalement de droits civils, j’ai répondu en disant que l’Italie pouvait enfin obtenir des résultats significatifs sur les questions LGBT+ uniquement grâce à un parti progressiste capable d’agir concrètement en liant une dimension nationale et une dimension européenne. À l’époque, en Italie, les couples de même sexe n’avaient aucune reconnaissance légale.

Quand on parle de droits civils, on ne parle pas d’un sujet minoritaire qui concerne une seule partie de la population, mais on parle d’un véritable droit humain. Alors que nous prenons soin de mener nos justes combats pour ne plus être discriminés, il y a des pays dans lesquels la vie même des personnes LGBT+ est en danger : ce n'est pas une exagération, il s’agit souvent une bataille pour la survie.

Vous êtes co-président de l'Intergoupe LGBTI, qui défend les droits LGBT+ au Parlement. Pourquoi avoir pris cette décision ?

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  • arnosa

    Il va sans doute rentrer en Italie : le PD (partito democratic) étant crédité de 16 à 18% des voix contre 40% en 2014. Il va pouvoir continuer le combat dans ce qui est le pays le arriéré d’Europe