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Rendez-vous en terres hétéros #3 : le Salon de l'Agriculture

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Pas besoin de vaccin pour ce voyage, l'hétérosexualité ne s'attrape pas. Venez, on visite l'étrange monde de l'hétérosexualisme ensemble, le temps d'une chronique un peu sassy... Le thé est servi !

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Rendez-vous en terres hétéros #3 : le Salon de l'Agriculture - photo Olga Volfson / illustration Marie Boiseau
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La dernière fois que je me suis rendue au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, c'était pour le numéro 0, si l'on peut dire, de cette chronique. J'y étais allée pour un sujet éco sur le 5ème anniversaire du mariage pour tou.te.s, et, naïve que j'étais, j'y avais découvert que non, cinq ans plus tard les mariages lesbiens et gays n'étaient toujours pas visibilisés par les acteurs de ce marché. Aussi, y retourner pour le Salon de l'Agriculture, par ailleurs mon premier, me procurait déjà une drôle de sensation. Autant je n'ai aucun remord à tirer sur la corde de « l'hétérophobie », autant je ne pouvais pas m'empêcher de me demander si ma démarche n'était pas un peu classiste et en même temps m'entendre dire par le moteur de recherche du site officiel de l'événement que les mots « LGBT », « féministe », « racisme » et même « égalité » ne généraient aucun résultat m'avait quand même gentiment chauffé les oreilles. Qui peut me dire qu'en 2019 ces thématiques n'ont pas leur place au Salon de l'Agriculture ?

Bref. Outre la délicieuse odeur de foin et de crottin qui m'a tout de suite saisi les nasaux dans les allées du hall 4, dédié aux services et métiers de l'agriculture où est installée la ferme pédagogique du salon, il m'a fallu d'emblée enfoncer une première porte ouverte... Oui, se rendre au Salon de l'Agriculture lorsqu'on ne mange pas de viande, ce n'est pas la meilleure des idées. Même lorsqu'on est prêt.e à se sacrifier un peu pour La Cause. Car oui, comme le veut le cliché de la meuf bigouine, pire cauchemar des mecs cishétéros à en croire les messages et commentaires que je reçois depuis ma vidéo sur l'hétérophobie, je ne me contente pas d'avoir les cheveux colorés de manière improbable. Je me suis aussi éloignée du carnisme depuis un certain nombre d'années.

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