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« Apprentis parents », « Celle que vous croyez », « Sang froid » : notre critique cinéma de la semaine

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Un feel good movie sur la parentalité ou Juliette Binoche ? A vous de choisir…

Juliette Binoche dans « Celle que vous croyez », de Safy Nebbou - Diaphana Distribution
Juliette Binoche dans « Celle que vous croyez », de Safy Nebbou - Diaphana Distribution

Apprentis parents

Réalisation : Sean Anders

Comédie – Etats-Unis – 2018

Distribution : Mark Wahlberg (Pete), Rose Byrne (Ellie), Isabela Moner (Lizzy), Gustavo jr. Quiroz (Juan), Julianna Gamiz (Lita), Octavia Spencer (Karen), Tig Notaro (Sharon), Margo Martindale (Grandma Sandy), Julie Hagerty (Grandma Jan), Allyn Rachel (Kim), Tom Segura (Russ), Britt Rentschler (Linda), Joan Cusack (Mrs. Howard)

Pete et Ellie songent à devenir une famille. En adoptant trois frères et sœurs, dont une adolescente rebelle de 15 ans, ils ne s’attendaient pas à ce qu’ils allaient vivre !

Note : 4/5

Directement inspirée du vécu du réalisateur et d’une ado adoptée, cette comédie saupoudrée de drame est une belle réussite. D’un thème sérieux, Sean Anders a su tirer un film familial à la fois vraiment drôle et très émouvant, où même les seconds rôles sont hillarants (Octavia Spencer en tête). Il offre au passage une vraie réflexion sur la parentalité en général, et  l’adoption en particulier. La fin est un peu trop convenue ? Peut-être. Mais elle vous donnera le sourire pour le reste de la journée. C’est toute la force des bons feel-good movies !

 

Celle que vous croyez

Réalisation : Safy Nebbou
Drame – France – 2019
Distribution : Juliette Binoche (Claire), François Civil (Alex Chelly), Nicole Garcia (Catherine Boomans), Guillaume Gouix (Ludo), Jules Houplain (Max), Jules Gauzelin (Tristan), Charles Berling (Gilles), Marie-Ange Casta (Katia)

Quand l’amant de Claire, 50 ans, la délaisse, elle crée un faux profil Facebook et prend contact avec Alex, le coloc de celui-ci. Contre toute attente, elle va en tomber amoureuse…

Note : 4/5

Le sujet très contemporain de ce drame pourrait trouver un écho chez toutes les femmes, quel que soit leur âge. Mais aussi chez les hommes, qui n’échappent pas non plus à la solitude post rupture amoureuse. L’interprétation nuancée de Juliette Binoche est exceptionnelle. Tour à tour meurtrie et radieuse, mature et ingénue, elle est renversante. Son légendaire talent magnifie son personnage de quinqua ébranlée par un divorce, qui tombe, comme une gamine, dans le piège de l’ultra-connectivité. Ce bouleversant portrait de femme, peut-être son plus beau rôle, pourrait bien lui valoir une compression dorée en 2020.

Sang froid

Réalisation : Hans Petter Moland
Action/Policier – Royaume-Uni – 2019
Distribution : Liam Neeson (Nels Coxman), Tom Bateman (Viking), Emmy Rossum (l’agent Kim Dash), Laura Dern (Grace Coxman), John Doman (Gip), William Forsythe (Brock, le frère de Nels), Domenick Lombardozzi (Mustang), Ben Hollingsworth (Dexter), Julia Jones (Aya), Tom Jackson (White Bull), Raoul Max Trujillo (Thorpe)

Nels est conducteur de chasse-neige à Kehoe, une station de ski du Colorado. Lorsque son fils est retrouvé mort suite à une overdose, il est prêt à tout pour le venger…

Note : 3,5/5

Était-ce vraiment nécessaire ? Le réalisateur norvégien auto-remake plan par plan son film Refoidis, sorti en 2014. Ce petit bijoux caustique se suffit à lui-même, mais il semble que l’appel d’un marché anglo-saxon plus étendu, mais plus réfractaire aux sous-titres, a fait plier le cinéaste. On ne va pas le blâmer, puisque c’est Liam Neeson qui remplace l’excellent Stellan Skarsgård dans le rôle du père vengeur (Nils Dickman en V.O.). Vous l’avez compris, ce copié/collé tout aussi efficace se regarde avec le même plaisir. Mais il est forcément moins exotique pour le public français et n’apporte rien si vous avez déjà vu l’original.

Également à l’affiche cette semaine

Jusqu’ici tout va bien (réalisé par Mohamed Hamidi) : Fred Bartel est patron d’une agence de communication parisienne. Il est contraint de se relocaliser à La Courneuve après un contrôle fiscal… Bien qu’elle ait reçu le Prix du public au Festival de l’Alpe d’Huez, cette gentille comédie sociale aux personnages pourtant attachants manque vraiment de mordant et d’humour. Dommage.

Escape Game (réalisé par Adam Robitel) : Six personnes qui ne se connaissent pas participent à ce qu’elles pensent être un jeu d’énigmes avec 10000$ à gagner. Celui-ci s’avère de suite très violent… Sympathique série B mélangeant Cube (1999) et la saga Saw où les pièces piégées sont très imaginatives et la tention permanente. Vivement le suite !