« Premières vacances », « Une femme d'exception », « Un beau voyou »: notre critique cinéma de la semaine

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Après le documentaire « RGB » sur Ruth Bader Ginsburg, sorti en octobre, un biopic est consacré à cette avocate exceptionnelle, aujourd'hui juge à la Cour suprême des États-Unis.

Felicity Jones est Ruth Bader Ginsburg dans « Une femme d'exception », réalisé par Mimi Leder - TDC
Felicity Jones est Ruth Bader Ginsburg dans « Une femme d'exception », réalisé par Mimi Leder - TDC

Premières vacances

Réalisation : Patrick Cassir
Comédie – France – 2018
Distribution : Camille Chamoux (Marion), Jonathan Cohen (Ben), Camille Cottin (Fleur), Jérémie Elkaïm (Romain), Vincent Dedienne (Arthur), Dominique Valadié (Nicole), Émilie Caen (Géraldine), Aleksandar Aleksiev (Boyan)

Marion et Ben, trentenaires parisiens, se rencontrent sur une appli de drague. Leur rendez-vous se passe si bien que Ben propose sur un coup de tête de partir ensemble en vacances ! C’est décidé, leur destination sera la Bulgarie…

Note : 3,5/5

Patrick Cassir, réalisateur de clips et de publicités, s’est associé à sa compagne Camille Chamoux pour écrire le scénario de son premier long métrage. Le tandem s’est inspiré de sa propre expérience de vacances en Grèce, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça a dû être sport ! Les situations, parfaitement crédibles, sentent le vécu à plein nez, et du coup font mouche. Le talent d’écriture de l’humoriste et son sens de la répartie font le reste. Seul petit bémol, cette sympathique rom-com, loin d’être niaise, n’offre pas totalement la grosse marrade promise par sa bande annonce.

 

Une femme d’exception

Réalisation : Mimi Leder
Biographie – Etats-Unis – 2018
Distribution : Felicity Jones (Ruth Bader Ginsburg), Armie Hammer (Marty Ginsburg), Justin Theroux (Mel Wulf), Kathy Bates (Dorothy Kenyon), Cailee Spaeny (Jane Ginsburg), Sam Waterston (Erwin Griswold), Chris Mulkey (Charles Moritz), Jack Reynor (Jim Bozarth)

Ruth « Kiki » Ginsburg entame des études d’avocate dans les années 50, à une époque où les femmes étaient marginales dans la profession. Quelques années après avoir brillamment obtenu son diplôme, elle plaide une affaire fiscale qui va révolutionner la législation américaine.

Note : 3,5/5

La réalisatrice Mimi Leder n’est guère connue chez nous que pour Deep Impact, sorti il y a déjà… 21 ans. Pour son grand retour au cinoche, elle rend un vibrant hommage à Ruth Bader Ginsburg, une juriste véritablement exceptionnelle. Ce petit bout de femme d’1m55 a fait de l’égalité des droits son cheval de bataille, jusqu’à intégrer la Cour suprême des États-Unis. Elle y siège d’ailleurs encore aujourd’hui, à 85 ans. Ce biopic à la reconstitution des années 50 et 70 soignée est bien sûr très classique et un peu lisse, mais il est surtout instructif et inspirant, grâce notamment à la convaincante Felicity Jones (mais oui, la Jyn de Rogue One, dérivé de la saga Star Wars ! ). Ce film constitue également une bonne séance de rattrapage pour qui n’aurait pas vu le documentaire RBG sorti en octobre dernier.

Un beau voyou

Réalisation : Lucas Bernard
Comédie dramatique – France – 2018
Distribution : Charles Berling (Commissiare Marc Beffrois), Swann Arlaud (Bertrand), Jennifer Decker (Justine), Pierre Aussedat (Etienne), Marina Moncade (Nicole)

Le commissaire Beffrois est sur le point de partir à la retraite. Une affaire de vol de tableau retient son attention…

Note : 3/5

C’est le premier film du directeur de la photographie et scénariste Lucas Bernard, qui en a logiquement aussi signé le script. Un synopsis qui ne retient pas franchement l’attention, mais qui fait preuve d’une agréable légèreté, et qui ne laisse pas trop le public sur sa faim. Ses personnages sont bien dessinés et attachants mais manquent tout de même d’un peu de profondeur. Surtout celui de Bertrand, le monte-en-l’air et escroc à la petite semaine campé par le césarisé Swann Arlaud. S’il ne restera certainement pas dans les mémoires, ce beau voyou se laisse voir avec un certain plaisir, notamment grâce à son élégance et ses dialogues ciselés.

Également à l’affiche cette semaine

Bienvenue à Marwen (réalisé par Robert Zemeckis) : Mark est amnésique suite à une terrible agression. Il se reconstruit en mettant en scène et en photographiant des poupées luttant contre des nazis. Le réalisateur s’est inspiré du documentaire Marwencol (2010) qui raconte l’histoire vraie de l’artiste Mark Hogancamp, laissé pour mort par cinq hommes après qu’il leur ait dit dans un bar qu’il aimait se travestir. Un film inventif, émouvant et subtilement queer. L’animation des poupées est bluffante !

Asako I & II (réalisé par Ryûsuke Hamaguchi) : Asako est très éprise du fantasque Baku, qui disparait un jour sans explication. Deux ans plus tard, elle rencontre Ryohei, qui est son sosie parfait… Un portrait sobre et délicat, à la lisière du fantastique, d’une jeune femme sentimentalement immature qui s’accroche au souvenir de son premier amour.

  • phil86

    Évitez le langage pour initiés lol

  • phil86

    Rom-com : ????????????