Quand l'association PETA dérape et met sur le même plan homophobie et spécisme

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L'association internationale qui se bat pour les droits des animaux a pointé les expressions anti-animaux et a été jusqu'à les comparer à des propos homophobes, racistes et validistes.

Dudarev Mikhail / Shutterstock

« Les mots comptent et comme notre compréhension de la justice sociale évolue, notre langue évolue avec elle. Voilà comment supprimer le spécisme de vos conversations quotidiennes. » Dans un tweet publié mardi 4 décembre, l’association PETA (Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux ou People for the Ethical Treatment of Animals en anglais) a dénoncé les expressions spécistes ( la «  considération que l’espèce à laquelle un animal appartient est un critère pertinent pour établir les droits qu’on doit lui accorder » selon Wikipedia), qui « banalisent la cruauté envers les animaux ».

Très concrètement, PETA a voulu donner des exemples aux internautes en prenant des célèbres expressions anglophones et en les réécrivant de façon non dénigrantes.


Des expressions qui sont loin d’être une exception propre à l’anglais et qu’on retrouve parfaitement dans la langue française, du type : « se faire canarder », « être fait comme un rat », « noyer le poisson » ou encore « avoir d’autres chats à fouetter »

« Au moment même où il devient inacceptable d’utiliser un langage raciste, homophobe ou validiste… »

La démarche de PETA aurait pu rester assez confidentielle. Mais c’était sans compter sur le deuxième tweet qui accompagne la première déclaration de l’association qui insiste : « Au moment même où il devient inacceptable d’utiliser un langage raciste, homophobe ou validiste, les expressions qui banalisent la cruauté envers les animaux disparaîtront à mesure que de plus en plus de gens commenceront à apprécier les animaux pour qui ils sont et commenceront à « ramener les bagels à la maison » (référence à l’expression « Bring home the bacon » transformée en « Bring home the bagels » par PETA, ndlr). »

Le fait de comparer les propos racistes, homophobes ou validistes, punis par la loi, et de mettre sur le même plan les discriminations envers les humains et les animaux par la même occasion, n’est pas passé auprès de certain.e.s internautes. « Si vous souhaitez vous excuser auprès de ceux touchés par des comportements racistes, homophobes, et/ou validistes, le plus tôt sera le mieux », a répondu un internaute. « Hey… comparer la souffrance des personnes LGBT à celles des animaux est… homophobe », a réagi une autre.