Rencontre avec Gerald Nash, sénateur irlandais : « L'Irlande doit devenir un phare pour les droits LGBT+ à travers le monde »

Publié le

25 ans après avoir décriminalisé l'homosexualité, la République d'Irlande a enfin demandé pardon aux victimes de son système judiciaire. Un énième pas vers une nation toujours plus progressiste, en rupture avec un douloureux passé. Rencontre avec celui par qui le changement est arrivé.

Gerald Nash - Julien Marsault / Komitid
Gerald Nash - Julien Marsault / Komitid
Article Prémium

« Nous ne pouvons pas effacer le mal qui leur a été fait, mais nous pouvons dire qu’en tant que société, nous avons su apprendre de leur souffrance. » Lundi 18 juin, le Premier ministre Leo Varadkar – ouvertement gay – a demandé pardon au nom de l’État aux victimes du système judiciaire irlandais. Un symbole fort, un discours historique. Jusqu’en 1993, il était possible en République d’Irlande d’être condamné pour le simple fait d’être gay ou lesbienne. Ce fut le cas du célèbre écrivain Oscar Wilde, emprisonné en 1895. Cette décision, dans la lignée des nombreuses avancées de ces deux dernières décennies, comme la légalisation du mariage pour tous en 2015 suite à un référendum, est un pas de plus vers une nouvelle Irlande, ouverte et respectueuse. Elle a été rendue possible par le travail de Gerald Nash, 42 ans, sénateur et membre du Labour Party, le parti travailliste irlandais. Entretien…

La suite de cet article est réservée aux abonné•e•s.

Pour continuer la lecture :

Vous êtes déjà abonné•e•s ?

Identifiez-vous

  • angelique

    Oscar Wilde a été emprisonné au Royaume Uni