Le festival Loud & Proud: «Un coup de pied dans la fourmilière» blanche et hétéronormée
Rencontre avec Anne Pauly et Benoît Rousseau, deux des commissaires de ce festival qui fera trembler les murs de la Gaîté Lyrique en juillet.
Car Loud & Proud, c’est avant tout donner un espace à des artistes peu présents dans la culture mainstream, dont la démarche artistique est étroitement liée à un acte politique: irrévérencieux comme Cakes Da Killa, épique et flamboyant comme Austra, en mode rockabilly comme The Seth Bogart Show ou complètement pop comme Ssion, les artistes qui ont rejoint la programmation de cette première édition de Loud&Proud ont tou.t.e.s comme dénominateur commun la volonté de casser les normes de genres et de dominations, et de remettre en question l’hétéronormativité et les stéréotypes. Dévoilés quelques jours plus tôt, les visuels de Loud & Proud donnent aussi le ton: «À travers l’affiche, on a voulu sortir de l’illustration de la tête d’affiche, ce qu’on voit souvent, en cherchant plutôt à montrer qui est queer aujourd’hui à Paris et rassembler ces personnalités», explique Alexandre Gaulmin, un des commissaires du festival.
Si la programmation des concerts est déjà connue, il faudra encore attendre un peu pour connaître ce que Loud & Proud nous réserve côté rencontres et ateliers. Les commissaires prévoient déjà quelques réjouissances comme du twerk, du drag-king et du drag-queen, mais aussi des projections de films, sans oublier la présence de plusieurs associations. À Nantes et à Lyon, Loud & Proud se fera aussi en collaboration avec des associations et collectifs locaux, avec par exemple l’association Wonderground ou le magazine Hétéroclite.