Féministe et assistante d’éducation, elle raconte comment on construit le genre au collège [Espaces réflexifs]

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Apprentie anthropologue, Stéphanie Khoury a tenu un carnet de bord sur son année dans un collège parisien.

Jusqu’ici Stéphanie Khoury avait devisé sur le genre avec d’autres militant.e.s ou des universitaires. Mais entre septembre 2013 et juin 2014, celle qui se définit comme une « apprentie anthropologue » a été assistante d’éducation dans un collège parisien situé dans un quartier aisé. « Les élèves étaient dans leur très grande majorité issus de famille de CSP+, raconte-t-elle. Beaucoup des parents, l’année passée, avaient participé aux fameuses “Manif pour tous”. »

C’est au contact de ces jeunes qu’elle a pu se pencher sur les processus de construction du genre et sur la façon dont les normes liées au genre s’imposaient à chacun.e, « les professeur.e.s envers les élèves, [ses] collègues assistant.e.s d’éducation entre eux et envers les élèves et, bien sûr, les collégien.ne.s entre elleux ». Forte de ses connaissances et de ses convictions, elle s’est attachée à défaire quelques-uns des stéréotypes qu’elle a pu rencontrer par « des conseils dans les vies sentimentales que des collégien.ne.s (souvent des filles) cherchaient auprès [d’elle], des propos saisis au vol [qu’elle s’évertuait] à corriger – et expliquer le pourquoi, le comment… –, les performances-mises à l’épreuve de leur virilité de certains garçons auprès des figures d’autorité féminines ».

Au cours du mois d’août, elle publiera quelques-unes des notes qu’elle a prises pendant son passage dans cet établissement. Le tout pourra être lu sur Espaces réflexifs.

Photo Lycée Chaptal par KoS