Loi anti-gay de Saint-Pétersbourg: la justice donne raison aux militant-e-s LGBT
En dépit de la loi anti-gay, les interdictions de plusieurs manifestations organisées par des militant-e-s LGBT sont considérées comme illégales.
Le 31 mai, la cour du district de Smolninsky à Saint-Pétersbourg a décrété que l’interdiction des manifestations pacifiques du «Journée du silence» le 7 mars (le jour où la loi a été signée par le gouverneur Sergy Poltavchenko) et de l’Idaho le 17 mai, en vertu de la loi anti-propagande gay, étaient illégales. L’association Vychod (Coming Out) rapporte que, selon la juge Matesyak, les autorités locales n’étaient pas en mesure de déterminer si les manifestations représentaient ou non de la propagande homosexuelle, avant même qu’elles n’aient lieu. De plus, selon une loi fédérale, les autorités ne peuvent empêcher un rassemblement public, mais seulement intervenir pour modifier le lieu et la date de l’événement.
Ce jugement s’ajoute à ceux déjà prononcés depuis l’entrée en vigueur de la loi anti-gay en avril dernier et qui ne cessent de montrer sa dangerosité (lire aussi Loi anti-gay à Saint-Pétersbourg: les premiers procès révèlent une loi «inapplicable» et «hors de propos»). L’argumentaire de la cour sera rendu public le 12 juin prochain. Cette décision ne signifie pas pour autant que les manifestations à venir seront autorisées.
Photo Vychod
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