Partner: une étude pour mesurer l'intérêt préventif du traitement dans les couples gays sérodifférents

Publié le

C'est pour mieux mesurer l'impact du traitement sur la prévention de la transmission qu'a été lancée Partner, une étude clinique sur la transmission du VIH et l’utilisation du préservatif dans les couples sérodifférents dont le/la partenaire VIH+ est traité-e par multithérapie.

Depuis 2008 et la médiatisation des résultats d’une cohorte suisse (téléchargez le document en PDF), l’intérêt préventif du traitement a été démontré dans plusieurs essais… dans des couples hétérosexuels. Les résultats sont très clairs: le partenaire séropositif (homme ou femme) ne transmet pas le virus à son partenaire séronégatif si sa charge virale est contrôlée depuis plus de six mois, qu’il n’a pas d’infections sexuellement transmissibles, et que le traitement est bien suivi.

IMPACT PRÉVENTIF DU TRAITEMENT
Mais qu’en est-il dans les couples homos sérodifférents? On sait que les mécanismes de transmission ne sont pas identiques dans les rapports vaginaux et anaux. C’est pour mieux mesurer l’impact du traitement sur la prévention de la transmission qu’a été lancé Partner, une étude clinique sur la transmission du VIH et l’utilisation du préservatif dans les couples sérodifférents dont le/la partenaire VIH+ est traité-e par multithérapie.

Les investigateurs de l’étude veulent recruter le plus grand nombre de couples gays, pour combler les lacunes de la recherche sur la transmission sexuelle entre hommes avec le traitement. Il y a actuellement quatre sites impliqués en France: le 190, Tenon et les CHU de Nice et de Nantes.

Laurent Rossignol, conseiller de santé au 190 et référent de l’étude en France, nous en explique les objectifs et les modalités pour les couples volontaires.

Plus d’infos sur Partner sur le site de l’étude. Vous pouvez aussi contacter Laurent Rossignol: laurentrossignol@gmail.com