Festival de cinéma In & Out à Nice: « Éclectisme et militantisme »
Jusqu'au 13 avril se tient à Nice la 2e édition des Rencontres cinématographiques In & Out. Benoît Arnulf, son directeur artistique, en dit plus sur Yagg.
Hier soir s’ouvrait – avec la projection du dernier film de Monica Treut, Ghosted – la deuxième édition des rencontres In & Out qui vont égayer les écrans niçois jusqu’au 13 avril.
Un festival de cinéma LGBT très éclectique qui a la bonne idée de proposer de nombreuses rencontres avec des cinéastes tels que Sébastien Lifshitz ou Olivier Ducastel et Jacques Martineau, et un programme très riche construit notamment autour du thème de la mémoire. Benoît Arnulf (photo), son directeur artistique, nous en dit plus.
C’est la deuxième édition de In & Out. Quelle est la particularité de ces rencontres et qu’est-ce qui a évolué depuis la première année? La nouvelle édition, c’est la même formule que l’année dernière en plus grand. Plus de films, plus d’invités pour un festival qui s’inscrit dans une thématique centrale: « Mémoire & Mémoires ». Nous poursuivons cette année encore nos efforts d’éclectisme et de militantisme. Nous avons réunis l’année dernière près de 2000 spectateurs, une fréquentation très satisfaisante pour cette première édition. Notre objectif principal est de créer l’inattendu par une programmation ouverte sur la ville et sur le monde avec quatre lieux de projections (Cinémathèque de Nice, MAMAC, Cinéma le Mercury, la Villa Arson) qui nous permettent de toucher un public le plus large possible.
Quels sont les temps forts cette année? Deux hommages sont rendus, l’un à Magnus Hirschfeld, sexologue du début du XXe siècle [installé à Berlin, ndlr] qui compte parmi les premiers grands activistes de la cause homosexuelle, l’autre à l’écrivain et photographe Hervé Guibert autour d’une œuvre de mots et d’images bouleversantes de sincérité. Les rencontres prévues avec nos différents invités nous permettront d’aborder de nombreuses thématiques, la question trans’, la déportation des « triangles roses », la révolution cinématographique queer des années 90 ou encore l’homosexualité dans le sport.
Quelle est votre motivation personnelle pour vous lancer dans une telle aventure? Le plaisir de rencontrer des artistes et de créer un festival gay et lesbien à Nice sachant que notre population homosexuelle est l’une des plus importantes de France. J’adore le cinéma dans toutes ses dimensions et toute sa richesse qui permet en permanence de découvrir, d’apprendre, de s’émerveiller, de se questionner. Il s’agit aussi de continuer à militer dans le monde associatif gay et lesbien d’une autre manière.
Une image, un souvenir fort qui vous reste de la première édition? The Rocky Horror Picture Show, présenté en clôture du festival. La troupe de fans qui se produit au Studio Galande est descendue de Paris pour faire le show en live devant environ 300 personnes. Une soirée inoubliable!
Propos recueillis par Franck Finance-Madureira
Plus d’infos et programme complet du festival ici.