Nouvelle Star, sixième prime: la bête de Marco Prince, le « pénis » de Luce, la sortie de Dave, etc.
Un jury d'humeur grivoise, une Luce qu'on retrouve, un Dave à la peine, ce sixième prime aura connu des bas et quelques hauts. Compte-rendu.
Cette semaine, chaque candidat doit défendre deux chansons. Les passages de groupes sont quasiment supprimés, mais pas les pénibles sujets de remplissage qui continuent à polluer l’émission.
L’expression de la soirée était manifestement « il faut lâcher la bête/l’animal/etc. » Une tarte à la crème de la Nouvelle Star, dont Marco Prince a usé et abusé.
On notera également l’humeur grivoise du jury. Lio précise que Annie, de Serge Gainsbourg décrit « une pipe » (Merci Lio) et Philippe Manœuvre rappelle à Ramon qu’il n’est pas là pour « niquer la présentatrice ». Mais que fait-il là, alors?
- Lussi: Ain’t another men, Christina Aguilera. Lussi a l’air étrangement absente lors de cette chanson. Les mots et les notes sortent correctement, mais le cœur n’y est pas. À sa décharge, elle en semble consciente. Ainsi, lorsque les musiciens s’arrêtent, elle tente de corriger le tir en chantant un refrain a capella. André Manoukian veut lui faire un compliment en la comparant aux « réplicants » (des robots qui se sont humanisés) de Blade Runner. Mais Marco Prince saisit la balle au bond pour qualifier la candidate de « robot ».
Pas assez de toi, Mano Negra. Lussi parle plus qu’elle ne chante lors du premier couplet. Elle prend ensuite un confortable rythme de croisière et termine sa prestation en poussant des cris étranges. Marco est heureux: elle a « lâché la bête ». Pourquoi pas.
- Dave: On s’attache, Christophe Maé. Pourquoi diable Dave s’est-il mis en tête d’imiter la voix et les tics vocaux de l’ex-Roi Soleil? Résultat des courses: le jury, déjà peu disposé à son égard, ne le rate pas. Lio le traite carrément de « chanteur de supermarché ». Dave accuse le coup.
Kiss from a rose, Seal. Comme souvent pour Dave, c’est joliment chanté, mais plat. Le jury – et Lio tout particulièrement -,continue à s’acharner sur le candidat mauricien. Il ne se trouve guère que Marco Prince pour prendre sa défense. Dave sent que la porte de sortie n’est pas loin. La suite va lui donner raison. Mais quand la Nouvelle Star saura-t-elle prendre soin des voix soul?
- François: Don’t stop the music, Rihanna. Que celles et ceux qui n’ont pas vu l’émission se rassurent, il s’agit de la version Jamie Cullum. C’est laborieux: François se contente de marmonner pendant les deux tiers du morceau et semble à la rue côté rythme. Puis il hausse un peu la voix, comme à son habitude. Dédé ressort le coup du chamane. Au moins. Sur Twitter, le hashtag #grospaquet fleurit de tous les côtés (lire Nouvelle Star, quatrième prime: Les conseils à deux balles de J-Lo, la cata générale, l’œil de Matoo, etc.). Ces homosexuels, alors…
Respire, Mickey 3D. L’interprétation n’est pas mauvaise du tout, notamment les petits passages en voix de tête. Et pour une fois, François n’en fait pas des caisses. Pourtant, d’où vient cette impression que tout cela est bidon du début à la fin? Son regard par dessous? Ses mimiques un peu trop calculées pour être honnêtes? Peu importe, il se retrouve couvert de louanges. Ne cherchons plus à comprendre.
- Benjamin: Je t’emmène au vent, Louise Attaque. Premier gros plantage de Benjamin. Trop de gesticulations, trop de hurlements. Qui plus est, son entrée approximative laisse passer que la tonalité est un poil trop basse pour lui. Au moment du verdict, on assiste à une petite altercation entre Lio et André Manoukian. La première lance au second un définitif « tu ne peux pas comprendre, tu n’es pas chanteur! ». Euh, Lio, comment te dire?
Creep, Radiohead. Beau choix de chanson. Malheureusement, Benjamin n’assure qu’à moitié. Il rate notamment la note aiguë sur « Run ». Son deuxième couplet (« I don’t care if it hurts… ») était très réussi en revanche.
- Ramon: Hotel California, Eagles. La chanson n’est déjà pas extrêmement moderne; Ramon réussit l’exploit de la ringardiser encore un peu plus. Tout dans l’attitude du jeune espagnol fait rockeur d’opérette. Feu-Pascal Sevran aurait voulu montrer le roquainerolle à ses troupes qu’il n’aurait pas trouvé meilleur candidat. Pour ne rien arranger, il n’y a pas une seule nuance d’interprétation. Même volume, même intention du début à la fin. Dieu merci, la version est abrégée par rapport à l’originale (qui tourne autour des 6 minutes).
J’aime plus Paris, Thomas Dutronc. La diction est approximative (ce qui n’est pas grave en soi), mais l’interprétation est plutôt honnête – dans le style Ramon s’entend.
- Luce: Annie, Gainsbourg. On avait perdu la Luce facétieuse et gentiment punk des débuts. On la retrouve (partiellement) ce soir. Ça commence mou du genou. Mais Luce se lâche un peu plus et glisse même un petit « ssss » taquin sur les paroles « Pour quelque penny, Annie ». En arrière-plan, une vidéo de Luce qui donne un coup de langue à une grosse sucette. D’une subtilité impressionnante. Ce n’est pas la meilleure prestation de Luce depuis le début de la phase Baltard, mais au moins la candidate sauve-t-elle l’émission de l’ennui complet. Rien que pour cela, merci.
Tainted love, Gloria Jones. Cette fois, c’est confirmé: la Luce du début est bel et bien de retour. Et elle sauve une fois de plus la soirée. Lussi a du souci à se faire.
On finira avec Amel Bent. Annoncée tout au long de l’émission pour faire monter la sauce, l’ancienne candidate vient chanter son nouveau single sur la scène de ses débuts télé. Et que nous chante-t-elle? « Je me sens belle/ Je me sens bien ». Ça tombe bien, Amel. Nous aussi.
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