Virginie Despentes: «L'exigence d'obéissance est plus haute qu'il y a 20 ans»
Rencontre avec Virginie Despentes à l'occasion de la sortie le 21 mars de «Bye Bye Blondie», son nouveau film, 12 ans après le choc «Baise-moi».
Le 21 mars sort sur les écrans Bye Bye Blondie, le deuxième long métrage de fiction de Virginie Despentes, 12 ans après le choc Baise-moi (elle a signé entre-temps un documentaire, Mutantes: Punk Porn Feminism, en 2009).
PASSION ADOLESCENTE
Adapté de son propre roman (avec une différence notable: l’intrigue amoureuse hétéro du livre est devenue lesbienne dans le film), Bye Bye Blondie raconte les retrouvailles entre Gloria (Béatrice Dalle) et Frances (Emmanuelle Béart), qui se sont aimées à l’adolescence au temps du punk des années 80 (formidables Soko et Clara Ponsot qui incarnent les héroïnes jeunes). Vingt ans plus tard, Gloria est restée rebelle et à la marge, Frances, elle, a intégré les codes d’une certaine réussite sociale. L’amour sera-t-il plus fort que les compromis?
RENONCEMENT
Dans l’interview-vidéo qu’elle nous a accordée, Virginie Despentes évoque le manque flagrant de représentations des lesbiennes, l’attitude du cinéma français par rapport à cela, mais aussi le thème du renoncement, central dans son œuvre d’écrivaine mais aussi de réalisatrice à travers ce nouveau film.
Il faut le dire: c’est un bonheur d’interviewer Virginie Despentes. Parce que la citoyenne ne se cache pas derrière l’artiste: elle se livre, entière et cash. Et dans ce passage obligé qu’est la promo, cela fait énormément de bien.
Bye Bye Blondie sera présenté en avant-première au Jeudi, c’est gay-friendly! de Yagg (en présence de Virginie Despentes et de Pascal Greggory), le jeudi 15 mars, à 20h30, au Gaumont Opéra Premier, à Paris. Si vous n’avez pas encore réservé votre place, c’est maintenant ou jamais.
La bande-annonce du film:
Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Bye Bye Blondie – Bande-annonce.