Rapport de SOS homophobie: une homophobie de proximité de plus en plus inquiétante

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Difficile à déceler et à prouver, l'homophobie quotidienne se retrouve dans trois contextes: la famille, le travail et le voisinage.

Le nombre de témoignages recueillis par SOS homophobie a dépassé les 1500 pour ce 16e Rapport sur l’homophobie 2012. Illustré par Vainui de Casltebajac, le rapport met en lumière une forte tendance à une homophobie de proximité, quotidienne, parfois difficile à déceler et à prouver, et qui se retrouve dans trois contextes: la famille, le travail et le voisinage.

Conformément aux années précédentes, Internet a gardé sa place de déversoir de propos homophobes et transphobes. Le sentiment d’impunité des internautes sur les forums ou les réseaux sociaux, mais aussi des sites appelant à la haine et même la création d’applications pour smartphones, sont autant d’éléments inquiétants montrant une homophobie ou une transphobie décomplexée, voire assumée. La toile demeure un terrain où il est difficile d’intervenir.

Après deux ans d’augmentation du nombre de témoignages, ceux concernant la lesbophobie restent minoritaires. Cette année, une évolution préoccupante a été relevée par l’association: dans 22% des témoignages, les marques de lesbophobie ont lieu dans les espaces publics. «Une visibilité chèrement payée», selon Elisabeth Ronzier, présidente de SOS homophobie.

SOS homophobie a établi un partenariat avec l’association IdT’ afin d’améliorer son action vers les personnes trans’. Cette année, 66 témoignages ont ainsi été recueillis. Les trans’ continuent de faire face à d’autant plus de difficultés, notamment parce que les discriminations en fonction de l’identité de genre ne sont pas reconnues.

Télécharger le rapport.