PrEP, dépistage et téléconsultation : les nouveaux réflexes pour prendre soin de sa santé sexuelle

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La santé sexuelle ne se résume pas à éviter les IST. Elle englobe le bien-être physique, mental et relationnel, ainsi que l'accès à une information fiable et à des soins adaptés. Toutefois pour certaines catégories plus à risque, les enjeux restent particulièrement importants, notamment en matière de prévention du VIH ou d’autres IST. Heureusement, les outils de prévention n'ont jamais été aussi nombreux et accessibles.

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Téléconsultation - photo DR

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Une prévention qui a beaucoup évolué

En quelques années, la prévention du VIH a profondément changé. Le préservatif demeure le moyen le plus efficace de se protéger contre le VIH et de nombreuses IST, mais il n’est plus le seul.

La PrEP (prophylaxie pré-exposition) permet aux personnes séronégatives présentant un risque d’exposition au VIH de réduire très fortement le risque de contamination lorsqu’elle est prise correctement. Dans le même temps, les traitements des personnes vivant avec le VIH permettent aujourd’hui d’atteindre une charge virale indétectable, empêchant ainsi la transmission du virus par voie sexuelle. Rappelons en effet qu’une charge virale indétectable rime avec un virus intransmissible.

Ces avancées ont transformé la manière d’aborder la prévention sexuelle, en offrant davantage de choix et en permettant à chacun de construire une prévention adaptée à sa situation.

Le dépistage reste un réflexe essentiel

Il est important de rappeler que même en cas d’utilisation de la PrEP ou du préservatif, un dépistage régulier reste indispensable. En effet, la PrEP protège certes contre le VIH, mais pas contre les autres infections sexuellement transmissibles et nombreuses, comme la syphilis, la gonorrhée ou bien encore la chlamydia.

Pour les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels, un dépistage, environ tous les trois mois, est généralement recommandé. Cette fréquence permet de détecter rapidement une éventuelle infection, de bénéficier d’un traitement précoce et de limiter les risques de transmission.

Il est désormais possible de réaliser un dépistage dans de nombreux lieux comme les laboratoires d’analyses médicales, mais aussi les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic.

La téléconsultation facilite l’accès aux soins

Pour certaines personnes, consulter un professionnel de santé peut encore être source d’appréhension. La peur d’être jugé, le manque de praticiens formés aux questions de santé sexuelle ou encore l’éloignement géographique peuvent constituer des freins.

La téléconsultation offre une solution alternative particulièrement intéressante. Elle permet d’échanger avec un médecin sans avoir à se déplacer, de poser des questions sur la prévention, d’obtenir un avis médical ou de faire le point sur un traitement déjà en cours.

Lorsque la situation le justifie, le médecin en ligne peut délivrer une ordonnance ou peut orienter le patient vers un examen ou une consultation classique. Cette approche ne remplace pas un examen physique lorsque celui-ci est nécessaire, mais elle facilite souvent un premier contact avec le système de soins.

Oser parler de santé sexuelle

La santé sexuelle reste un sujet parfois tabou, y compris au sein de la sphère familiale ou amicale. Pourtant, discuter ouvertement de sujets tels que le dépistage, la prévention ou la vaccination avec son ou sa partenaire contribue à instaurer une relation de confiance.

À titre d’exemple, les vaccinations contre les hépatites A et B, ainsi que contre le papillomavirus (HPV), font partie des outils de prévention à ne pas négliger. Elles permettent de réduire le risque de plusieurs infections pouvant avoir des conséquences importantes sur la santé.

Prendre soin de sa santé sexuelle, c’est aussi être attentif à son bien-être psychologique. Les discriminations, ou les difficultés d’accès aux soins, peuvent avoir un impact réel sur la qualité de vie. En parler avec un professionnel de santé ou une association spécialisée peut constituer une première étape jusqu’à ce que les mentalités changent peu à peu.

Une démarche qui doit rester positive

La prévention ne consiste pas à avoir peur de la sexualité, mais à disposer des bonnes informations pour faire des choix éclairés. Des outils tels que le préservatif, la PrEP, le dépistage, la vaccination et le suivi médical sont autant d’outils complémentaires qui permettent à chacun de vivre sa vie affective et sexuelle de manière plus sereine.

La bonne nouvelle est que les progrès médicaux et l’amélioration de l’accès aux soins offrent aujourd’hui plus de possibilités que jamais pour préserver sa santé tout en respectant son mode de vie.