Koweit proteste contre des tweets de l'ambassade américaine « soutenant l'homosexualité »

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L'ambassade avait posté le 2 juin sur son compte Twitter une photo du drapeau arc-en-ciel pour marquer le début du Pride month aux Etats-Unis.

Le tweet de l'ambassade des Etats-Unis au Koweit sur la Pride Month
Le tweet de l'ambassade des Etats-Unis au Koweit sur la Pride Month - capture d'écran / Twitter

Le Koweït a indiqué vendredi 3 mai avoir convoqué le chargé d’affaires américain pour protester contre des tweets (en anglais et en arabe) de l’ambassade des Etats-Unis soutenant la communauté LGBT, alors que l’homosexualité est pénalisée dans ce pays arabe du Golfe.

Le ministère des Affaires étrangères koweïtien affirme dans un communiqué avoir convoqué le diplomate américain James Holtsnider jeudi soir, après la publication de messages “soutenant l’homosexualité”, et “souligné la nécessité pour l’ambassade de respecter les lois et les règles en vigueur dans le pays”.

L’ambassade avait posté jeudi sur son compte twitter une photo du drapeau arc-en-ciel pour marquer le début du Pride month aux Etats-Unis, le mois des Fiertés célébrant la communauté LGBTQI+, accompagnée d’une citation du président américain Joe Biden.

 

“Tous les êtres humains devraient être traités avec respect et dignité, et pouvoir vivre sans peur, peu importe qui ils sont et qui ils aiment”, a-t-elle écrit.

Des messages similaires ont été diffusés par les représentations américaines dans d’autres pays de la région, notamment en Arabie saoudite, à Bahreïn et aux Emirats arabes unis.

Au Koweït, le tweet de l’ambassade américaine a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, des internautes y voyant une atteinte aux moeurs du pays.

Mais malgré un fort conservatisme, le riche Etat pétrolier vit au rythme d’une relative ouverture politique et d’une société civile très active, paramètres uniques dans la région du Golfe.

En février dernier, la Cour constitutionnelle du Koweït a jugé inconstitutionnelle une loi criminalisant “l’imitation du sexe opposé”, une étape qualifiée par l’ONG Amnesty International d’“avancée majeure pour les droits des transgenres dans la région”.

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