Agression du militant gay Zak Ostmane en 2017 : deux hommes jugés pour viol et violences homophobes

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Le procès des agresseurs présumés du militant gay Zak Ostmane a débuté vendredi 13 mai au Tribunal d'Aix en Provence et doit durer trois jours.

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Justice - Ppictures

En mars 2017, le militant gay Zak Ostmane était séquestré et subissait des violences physiques et sexuelles de la part de deux individus. Ces deux hommes, agresseurs présumés du jeune homme algérien réfugié en France depuis 2014, comparaissent depuis aujourd’hui devant la Cour d’assises d’Aix-en-Provence, selon un communiqué de l’association Mousse, partie civile au procès.

Peu après la connaissance de son agression, nous avions contacté Zak Ostmane (pour Hornet) et il avait raconté son calvaire. Il affirmait à l’époque que deux hommes, dont l’un rencontré dans un bar, l’avaient séquestré près de deux jours durant dans un hôtel de Marseille, et qu’il avait été victime de viol et de nombreux coups. Il affirmait alors avoir été drogué peu avant de quitter le bar.

Ce sont les cris de Zak par la fenêtre de l’hôtel qui vont alerter la police. Celle-ci va intervenir le dimanche matin et mettre fin à son calvaire qui aura duré plus de 36 heures. Les deux hommes sont arrêtés sur le champ. Ils sont aussitôt mis en examen et écroués à Marseille pour la séquestration et le viol du militant LGBT. Zak, lui, est conduit à l’hôpital pour de nombreux examens.

L’association Shams France avait publié sur Twitter un message de solidarité avec la photo du militant, le visage tuméfié.

Les deux hommes, identifiés comme un ancien militaire de la Légion étrangère et un légionnaire du 2e régiment d’infanterie de Nîmes, signalé comme déserteur depuis début mars 2017, sont jugés pour séquestration, remise d’un objet sous contrainte, violences homophobes et viol.

Pour Etienne Deshoulières, avocat de Mousse, « il semble que le nœud du problème se trouve ici dans le rejet de l’homosexualité. L’homophobie intériorisée conduit parfois les agresseurs homosexuels à commettre des actes d’extrême violence contre d’autres homosexuels ».

Le procès doit durer jusqu’au 17 mai inclus.

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