La basketteuse Brittney Griner, détenue en Russie, est « en bonne santé » selon un responsable américain

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La star américaine du basket Brittney Griner, détenue en Russie depuis plus d'un mois, a pu rencontrer un responsable de l'ambassade des Etats-Unis qui l'a trouvée en "bonne santé", a rapporté mercredi le porte-parole de la diplomatie américaine.

Brittney Griner
Brittney Griner en 2017 - Keeton Gale / Shutterstock

La star américaine du basket Brittney Griner, détenue en Russie depuis plus d’un mois, a pu rencontrer un responsable de l’ambassade des Etats-Unis qui l’a trouvée en “bonne santé”, a rapporté mercredi le porte-parole de la diplomatie américaine.

“Il y a quelques heures, un responsable de notre ambassade a été autorisé à voir Brittney Griner”, a indiqué Ned Price à la chaîne CNN.

Le responsable l’a “trouvée en bonne santé, et nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle soit traitée de façon juste tout au long de ce processus”, a-t-il précisé.

Aucun accès consulaire n’avait été accordé jusqu’ici à la basketteuse de 31 ans, interpellée le 17 février dans un aéroport proche de Moscou avec “des vapoteuses et un liquide présentant une odeur particulière” d’huile de cannabis, selon les douanes russes.

Celle qui est considérée comme l’une des meilleures joueuses du monde risque jusqu’à dix ans de prison. Elle a été placée dans un centre de détention, d’où – sur décision d’un tribunal russe – elle ne pourra sortir avant le 19 mai.

L’arrestation de cette double médaillée olympique, ouvertement lesbienne, n’a été révélée au grand public que 15 jours après son arrestation, le 5 mars. Entre-temps, les forces russes avaient envahi l’Ukraine, déclenchant une crise internationale et d’importantes sanctions américaines contre Moscou. Washington craint que la joueuse ne soit utilisée comme un outil de pression dans le conflit et a pour l’instant fait profil bas sur son cas.

La semaine dernière, l’agence de presse publique russe TASS avait dévoilé de premiers détails sur les conditions de détention de la basketteuse. Dans une cellule qu’elle partage avec deux autres personnes, Brittney Griner lit du Dostoïevski, selon l’agence. Elle ne s’est, d’après le média, pas plainte de ses conditions, malgré un lit bien trop petit pour ses 2,06 mètres.

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