« C’est quand qu’on guérit ? » : portrait de Xtophe Mathias, survivant du VIH

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Quarante après les premiers cas documentés de VIH/sida, et à une semaine du premier décembre, comment vont les personnes vivant depuis longtemps avec le virus ? Portrait de Xtophe Mathias, infatigable militant pour les droits des personnes séropositives. 

Xtophe Mathias, en 2021 - Xavier Héraud pour Komitid
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Lorsque nous lui disons que nous recherchons des personnes vivant avec le VIH pour témoigner à l’occasion des 40 ans du sida, Xtophe Mathias n’hésite pas une seconde.

Pour l’entretien, il nous reçoit fièrement dans son nouvel appartement, obtenu dans le parc social. Cinquante mètres carrés dans le 17ème arrondissement, encore peu décoré.

Xtophe – c’est un amant américain qui l’avait nommé ainsi et c’est resté – est de la génération qui a eu 20 ans au début des années 80. C’est un pur parisien, né dans le Vème arrondissement, qui a toujours vécu dans la capitale. Enfance et adolescence sans histoire, avec une famille qui accepte bien son homosexualité. « Ma mère préférait que je ramène un garçon à la maison plutôt que je découche », dit-il dans un sourire.

Il commence à sortir à 16 ans, arrête ses études dès la terminale, à 18 ans, pour se plonger dans le milieu de la nuit. Dans un premier temps, il travaille comme DJ, ou « disc-jockey » comme on dit à l’époque, essentiellement dans le milieu gay.

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