Tout sur « Princess Charming », le premier dating show lesbien au monde

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Le 25 mai 2021, le groupe média allemand RTL Deutschland lance « Princess Charming », une adaptation du programme de téléréalité américain « The Bachelor ». Le concept est simple: un cœur à prendre et des prétendant.es qui sont en compétition pour le ou la séduire. La seule différence, et pas la moindre, est que l’édition allemande rassemble uniquement des personnes lesbiennes. Retour sur cette première mondiale.

Le casting de « Princess Charming », émission de téléréalité lesbienne sur TV Now en Allemagne
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« L'amour est la plus belle chose qui soit. Peu importe le sexe ». C'est avec ces mots qu'Irina, la « princesse charmante », introduit le premier épisode de « Princess Charming ». Après avoir diffusé deux saisons de « Prince Charming », à destination des personnes gays, la plateforme de streaming payant TV Now lance en Allemagne la première saison d’une déclinaison lesbienne.

Vingt personnes, dix-neuf femmes et une personne non binaire, ont pour objectif de séduire l’avocate originaire de Cologne. Villa somptueuse en Grèce, piscine, jacuzzi, dortoir, alcool à volonté et caméras qui tournent 24/7 sont au rendez-vous, … sans oublier la traditionnelle cérémonie de sélection pour déterminer les personnes qui ne poursuivront pas l’aventure. « Princess Charming » ressemble à s’y méprendre à toutes les émissions de séduction de télé-réalité… Mais les premières minutes du show démontrent une volonté de casser les codes.

Sur fond de Run the World (Girls) de Beyoncé, les candidat.es débarquent dans la villa en grandes pompes, arborant un drapeau arc-en-ciel et clamant « Pussy Power » et « Let’s Go Lesbians »… « On veut montrer que c’est cool d’être gay », « Je suis lesbienne, j’en suis fière et je n’ai pas peur de le dire ». Interviewée par Komitid, Wiki affirme : « Je voulais attirer l'attention du public sur des sujets dont on ne parle presque jamais. » Dès les premières minutes, on sent que cette téléréalité n’a rien à voir avec les autres. Ces revendications au sein même d’une émission reposant sur la séduction semblent contradictoires. Un dating show pourrait-il donc être politique ?

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