Reims : un homme écroué pour le viol et le meurtre d'une femme trans

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Un homme d'une vingtaine d'années a été écroué pour meurtre et viol aggravés par l'orientation sexuelle de la victime, soupçonné d'avoir violé et égorgé chez lui un homme gay qui se travestissait, puis incendié son appartement, a annoncé vendredi 16 avril le procureur.

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Mise à jour, 20/04 : Cette dépêche de l’AFP a mégenré la victime, qui est selon sa famille une femme trans. Nous l’avons modifié en conséquence.

 

Un homme d’une vingtaine d’années a été écroué pour meurtre et viol aggravés par l’orientation sexuelle de la victime, soupçonné d’avoir violé et égorgé chez elle une femme trans, puis incendié son appartement, a annoncé vendredi 16 avril le procureur. L’homme écroué, d’origine congolaise, né en 1994, ayant le statut de réfugié, a été interpellé à Evry le 15 avril, a annoncé le procureur de la République Matthieu Bourrette lors d’une conférence de presse.

Si son casier judiciaire est vierge, il avait déjà été mis en examen à Evry en 2019 pour une tentative d’homicide intervenue en 2017 « sur une escort girl qui était un transsexuel (sic) », a indiqué le procureur, précisant qu’il avait été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de cette information judiciaire, toujours en cours. « On a affaire à quelqu’un qui en veut aux travestis et aux transsexuels (sic). D’où la question de l’homosexualité latente de l’accusé qui se transforme en agressivité  », a-t-il estimé.

Le 7 avril dernier au soir, une femme trans, agent intérimaire célibataire, « se travestissant uniquement chez lui  », avait été retrouvée morte dans son appartement de Reims en partie incendié. Nue, elle présentait 14 plaies au cou et aux cervicales. Des vêtements de femme découpés avaient également été découverts.

« L’accusé reconnaît l’intégralité des faits  », a expliqué Matthieu Bourrette, précisant qu’il avait frappé la victime avec des ciseaux après l’avoir violé, puis mis le feu pour effacer les indices.

Le procureur de la République a indiqué « retenir la qualification de meurtre aggravé en raison de l’orientation ou de l’identité sexuelle (sic) de la victime, dans la mesure où il est établi que les vêtements de femme qu’elle portait ont été en partie découpés, et que le mis en cause reconnait avoir découpé les cheveux de la victime », ces deux éléments pouvant laisser penser qu’il cherchait à la « masculiniser ».

L’homme est également mis en examen pour vol et escroquerie pour avoir utilisé la carte bancaire de la victime, pour des livraisons de repas et la location d’une chambre.

Il a expliqué être rentré en contact avec la victime dans le cadre d’une escroquerie au faux chèque dont il aurait été victime et être entré chez elle pour récupérer la somme de 500 euros, mais selon le procureur aucune trace de chèque rejeté n’a été trouvée.

Avec l’AFP