Vincent Dedienne : « J’aime l’idée d’une séduction qui se joue sans domination ni virilisme »

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Après la télévision et parallèlement à sa vie de scène, Vincent Dedienne déploie de plus en plus son talent au cinéma, l’occasion pour ce comédien qui est l’un des rares gays « out » de faire un point d’étape et d’évoquer des questionnements autour de la masculinité aujourd'hui.  

Parents d'élèves / photo : Stéphanie Branchu / UGC Distribution
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Après avoir incarné cet été un anthropologue aventurier malgré lui et fils de Catherine Deneuve dans Terrible Jungle, Vincent Dedienne est en ce moment à l’affiche de Parents d’élèves aux côtés de Camélia Jordana.

Après la télévision et parallèlement à sa vie de scène, Vincent Dedienne déploie de plus en plus son talent au cinéma, l’occasion pour ce comédien qui est l’un des rares gays « out » de faire un point d’étape et d’évoquer des questionnements actuels autour de la masculinité d’aujourd’hui.  

Komitid : Pour ce deuxième rôle principal dans la comédie « Parents d’élèves », vous imposez votre style, celui d’une masculinité d’aujourd’hui. Vous êtes conscient de symboliser cette évolution ? 

Vincent Dedienne : Non c’est Vincent Lacoste le meilleur là-dessus. Mais cela me fait plaisir que vous disiez ça parce que rien ne peut me faire plus plaisir ! Je n’arrête pas de penser à ça en ce moment. En fait, quand je vois des acteurs au cinéma j’ai l’impression de voir des gens qui sont embarrassés par la question de la virilité. À une époque il n’en était pas question, il me semble par exemple que quelqu’un comme Gérard Depardieu ne s’est jamais posé cette question et qu’il a été aussi masculin que féminin à plein de moments de sa carrière et que, dernièrement quand il chantait Barbara il l’a prouvé. Des jeunes acteurs comme Vincent Lacoste ou William Lebghil par exemple, quand je les vois jouer au cinéma cela me fait un bien fou parce que, quelque part, je me sens représenté. Je sens bien que ce n’est pas la question, qu’ils ne se sentent pas embarrassés par le fait d’avoir une bite entre les jambes et ça j’adore ça ! Si je fais partie de l’équipe et bien j’en suis très content. Cela me fait très plaisir. C’est l’idée de l’homme-enfant, de l’homme-garçon, de l’homme-fille, de celui qui ne se pose pas la question de la masculinité et j’aime l’idée d’une séduction qui se joue sans domination ni virilisme.

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