« Fin de siècle », de Lucio Castro : le couple gay dans tous ses états

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En trois mouvements comme autant de souvenirs que de fantasmes, ce film argentin beau et percutant dissèque les différents états du couple gay, ses évolutions, ses contradictions, le champ de ses possibles. Un premier film surprenant et d’une grande beauté formelle. 

« Fin de siècle », réalisé par Lucio Castro Avec Juan Barberini (à gauche), Ramon Pujol (à droite) - Optimale Distribution
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Ocho arrive à la gare de Barcelone, trouve son appartement de location, sobrement meublé, regarde les quelques livres de poche hors d’âge posés sur une étagère, découvre des bières au frigo. Son balcon donne sur une rue passante, une terrasse de café. Toute la journée, il va se promener dans la ville, sur la plage, puis le soir sur Grindr.

Le lendemain, il aperçoit un jeune homme sur la plage, qu’il revoit de son balcon et qu’il invite à monter. Ce sont les premiers mots du film, après près de treize minutes d’errances silencieuses dans la ville qui ont imprimé un rythme particulier, une espèce de climat irréel qui annonce les revirements temporels et quasi fantastiques du film.

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