Après le confinement dû au coronavirus, le monde sportif LGBT+ doit-il se réinventer ? 

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La communauté du sport LGBT, placée brutalement à l’arrêt en raison de l’épidémie de Covid-19 reprend peu à peu ses activités depuis la fin du confinement. Pourtant, avec l’annulation de plusieurs tournois d’envergure dans le monde entier, dont les Eurogames de Düsseldorf, apparaissent des fragilités structurelles qui pourraient bien avoir un impact important dans les années à venir. Tour d’horizon. 

Une épreuve de natation aux Gay Games Paris 2018 - ©2018 N.MARTIN alias Niko MK Photo - Paris 2018 / Gay Games10
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Avec l’annulation de plusieurs tournois d’envergure sur la planète, dont les Eurogames de Düsseldorf, apparaissent des fragilités structurelles dans le monde sportif LGBT+. En France, les dégâts auront été limités, estime Kevin Aujard Lesgourgues, le président de la Fédération sportive gaie et lesbienne, qui regroupe 50 associations sportives LGBT (dont 12 hors Paris) et 8000 licencié.e.s.

Ce membre du club de rugby les Gaillards a pris ses fonctions le 29 février. « Six jours avant le début du confinement (le 17 mars, ndlr), nous avons annoncé que nous arrêtions les regroupements dans nos associations », explique-t-il à Komitid. Sacré baptême du feu pour lui !

Les répercussions financières sur les associations ont été limitées, mais certaines d’entre elles ont dû prendre des mesures. « Celles qui ont des salariés, comme les Frontrunners, Outsiders, les Roucoulettes ou Laissez-nous danser, ont mis en place des entraînements via Zoom », explique le président de la FSGL.

« Certaines membres d’associations ont demandé le remboursement de leur licence. Quelques unes d’entre elles l’ont fait », ajoute-t-il.

L’un des faits les plus marquants aura été l’annulation du Tournoi international de Paris (TIP), qui attire chaque année près de 2000 sportives et sportifs. « Nous avons remboursé à 100% les participants. Cela a coûté 9000 euros à la FSGL, que nous essaierons de compenser l’année prochaine. Nous avons déjà reçu l’aide de la Dilcrah. »

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