« Chroma », d'après Derek Jarman : une extraordinaire explosion de couleurs, de corps et de sons

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Adaptation d’un texte du cinéaste britannique Derek Jarman mort du sida en 1994, Chroma, mis en scène par Bruno Geslin, est une extraordinaire explosion de couleurs, de corps et de sons autant qu’une célébration de la vie et du combat.

Chroma
« Chroma », mise en scène de Bruno Geslin, d'après l'œuvre de Derek Jarman - Bruno Geslin
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Tout commence par un jeune homme en slip blanc, seul sur le plateau nu. Il bouge au rythme des BPM, il danse, il tente de donner corps aux couleurs dont les noms explosent derrière lui. Le blanc, le rouge, le vert, le bleu, le noir… À chaque fois, il invente des mouvements, des postures, des déhanchés pour dire ce qu’elles évoquent, ce qu’elles provoquent en lui, en nous.

Avec cette scène inaugurale, ce fascinant chromatic show porté par l’incandescent Nicolas Fayol, Bruno Geslin, auteur et metteur en scène de ce Chroma hors normes, pose d’emblée le cadre de l’heure et demie qui nous attend et dont on sortira, on le sait dès cette amorce, éblouis. Un spectacle total, dans lequel il est impossible de dissocier le son et la lumière, la couleur et le corps, la puissance et la fragilité, et pour tout dire, la vie et la mort.

Foisonnement multisensoriel

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