Chris Mosier, premier sportif trans à participer aux épreuves de sélection des Jeux Olympiques

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Chris Moser, triathlète trans américain de 40 ans a participé samedi 25 janvier aux tests de sélection des Jeux Olympiques pour l'équipe étatsunienne pour l'épreuve des 50 kilomètres. Les prochains Jeux olympiques auront lieu à Tokyo du 24 juillet au 9 août prochain.

Chris Moiser
Chris Moiser - Capture d'écran Instagram /@thechrismoiser

Selon le média LGBT+ Gay.it, Chris Mosier n’a malheureusement pas pu aller jusqu’au bout de l’épreuve de sélection. En raison d’une blessure au genou, il a été contraint de s’arrêter à mi-chemin de la course de 50 kilomètres Il a témoigné sur les réseaux sociaux qu’il avait participé à une « expérience incroyable » et qu’il en était très « fier » et « reconnaissant ».

Mais comme l’explique le New York Times, en commençant la course, « Mosier est devenu le premier athlète trans à se qualifier et à participer à des essais olympiques dans le genre auquel il s’identifie. Il est également le premier homme trans à rivaliser avec les hommes à ce niveau. »

« Je me sens extrêmement honoré d’en être arrivé là », a déclaré Chris Mosier sur Instagram.

Il explique aussi que les essais olympiques avaient toujours été son principal objectif. Le sportif avait déjà marqué l’histoire du sport en 2016 pour avoir été la première personne trans sélectionnée pour l’équipe des États-Unis. À l’époque il s’était qualifié pour le duathlon, mais hélas, cette discipline n’est pas un sport olympique. Afin de tenter les Jeux olympiques, il s’est mis au triathlon.

« Je voulais venir ici aujourd’hui et vivre cette expérience, écrire l’histoire et la célébrer. J’ai fait le choix difficile, mais plus sage […] d’arrêter l’épreuve de sélection. Malgré la douleur d’avoir à regarder la majeure partie de l’épreuve de sélection depuis la ligne de touche, j’ai vécu une expérience merveilleuse. Je me sens heureux d’être ici ».

En plus d’un grand sportif, Chris Mosier est aussi militant pour la communauté LGBT+ et défenseur des droits des personnes trans. Il est le fondateur de transathlete.com, un site d’informations et de ressources pour les étudiant.e.s, les athlètes, les entraîneur.se.s et les administrateur.rice.s afin de trouver des informations sur l’inclusion des personnes trans dans l’athlétisme.

 

  • elieb

    Sans doute plus « facile » pour les personnes transmasculines que transféminines, la testostérone étant toujours considérée comme un « avantage » certain… On va soupçonner une femme trans de « tricher », et on va applaudir un homme trans de se mesurer aux « vrais » hommes.