Photographie : Le musée du Jeu de Paume expose Peter Hujar, l’anti-Mapplethorpe

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Le Jeu de Paume présente une rétrospective de 140 clichés du photographe américain gay Peter Hujar, chantre de l’underground new-yorkais des années 70 et 80, mort du sida en 1987. À ne pas manquer !

Peter Hujar
« Gay Liberation Front Poster Image » (détail), 1970, Peter Hujar / Tirage gélatino-argentique, The Morgan Library & Museum, achat en 2013 grâce au Charina Endowment Fund © Peter Hujar Archive, LLC, courtesy Pace/MacGill Gallery, New York and Fraenkel Gallery, San Francisco
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Pour le New Yorker, qui s’y connaît un peu, Peter Hujar, dont l’œuvre est exposée actuellement au Jeu de Paume à Paris, est l’un des plus grands photographes américains. Et parmi ceux et celles-là, c’est sans doute l’un des moins célèbres. On le redécouvre depuis peu, grâce à une rétrospective à New York en 2017, et à Paris cette année. L’occasion de constater, que souvent sans le savoir, on connaissait déjà certaines de ses photos.

Né en 1934 dans le New Jersey, au sein d’une famille modeste, Peter Hujar a été élevé par ses grands-parents originaires de d’Europe de l’Est, avec qui il ne parle qu’ukrainien. À 11 ans, il déménage avec sa mère à New York. Il n’en partira plus. Ce grand gaillard d’1,90 mètres, bel homme, deviendra une figure de la photographie underground, personnifiant sans aucun doute la fameuse Vie Bohème chantée dans la comédie musicale Rent.

Peter Hujar fréquente Andy Warhol et sa Factory et apparaît notamment l’un des Screen Tests du maître du pop art. Parce qu’il a le dégoût du photo business, contrairement à Robert Mapplethorpe ou à Nan Goldin, qu’il a inspirés, il ne connaîtra jamais un succès à la hauteur de son talent.

À son enterrement en 1987, l’une de ses amies déclarera qu’il a « raccroché au nez de tous les grands marchands d’art du monde ».

L’anti-Mapplethorpe

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