Taipei : reportage sur les préparatifs de la Taiwan Pride dans le pays le plus avancé d'Asie sur les droits LGBT+

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Le 26 octobre, Taipei organise sa première marche des fiertés depuis la légalisation du mariage pour les personnes du même sexe, une première en Asie. Des participant.e.s de tout le continent sont invités à se joindre à la fête. Mais selon les organisateur.rice.s, l’événement sera avant tout politique. Reportage. 

L'équipe de l'association Taiwan Tongzhi Hotline déballe les goodies qui seront vendus à la Taiwan Pride, dimanche 26 octobre - Marion Vercelot pour Komitid
L'équipe de l'association Taiwan Tongzhi Hotline déballe les goodies qui seront vendus à la Taiwan Pride, dimanche 26 octobre - Marion Vercelot pour Komitid
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Tokyo Pride, Hong Kong Pride, Google, Église presbytérienne de Tong Kwang, Coalition pour l’égalité des genres…. Dans les locaux de Taiwan Tongzhi Hotline, association illustre de la cause LGBT+ à Taïwan, Cheng Chi-wei énumère les chars, les associations, les sponsors de la Taiwan Pride, la marche des fiertés : une longue liste de noms, parfois improbables.

Budget de 300 000 euros

À une semaine de l’événement, Cheng Chi-wei, le coordinateur de cette 16ème édition se déplace en permanence avec sa tablette. Cette année, il a mis les bouchées doubles : le groupe dispose d’un budget de neuf millions de dollars taiwanais (environ 300 000 euros) et d’une équipe de 20 employés et de 300 bénévoles, issu.e.s d’une trentaine d’associations.

Pour la première Taiwan Pride depuis l'ouverture du mariage à toutes et tous, une première en Asie, pas moins de 200 000 marcheurs et marcheuses sont attendu.e.s, loin devant les 130 000 participant.e.s de 2018 et bien au-dessus des… 500 personnes présentes pour la première édition, en 2003.

« Il y aura un Rainbow market au début de la marche », explique Chi-wei à Komitid, en nous montrant un schéma disponible sur le site de l’association. Leurs plus gros sponsors sont la plateforme de livraison Deliveroo et Gilead, deux entreprises mondialisées. « Les entreprises taiwanaises seront plus réticentes à soutenir nos actions. Elles se transmettent de père en fils, leur façon de penser est plus conservatrice ».

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