Anne Pauly, autrice de « Avant que j'oublie » : « Nos parents n’étaient pas des sales cons, ils faisaient avec leur époque »

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Rentrée littéraire sur Komitid avec l’interview d'Anne Pauly, l'autrice d’un premier roman extrêmement sensible et personnel, « Avant que j'oublie ». Un livre que nous avons particulièrement aimé.

Anne Pauly, autrice de « Avant que j'oublie » - Pierre Andreotti
Anne Pauly, autrice de « Avant que j'oublie » - Pierre Andreotti
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Anne Pauly a étudié à la fac de lettres à Nanterre, fait des tas de petits boulots, de réceptionniste en auberge de jeunesse à correctrice dans un cabinet d’avocats. Aujourd’hui elle partage son temps entre son métier de secrétaire de rédaction dans une entreprise de presse et une forme de militance pop et culturelle, que ce soit au sein de la revue féministe (mais pas seulement) Terrain Vague ou du festival des cultures queer Loud and Proud.

C’est d’ailleurs en s’appliquant un vieux précepte militant (« Si tu penses que c‘est important, fais-le toi-même !») qu’elle s’est décidée à écrire, à la première personne, ce premier roman sur la mort de son père. Avant que j’oublie évoque, outre le deuil et la fin de vie, la France d’avant, le couple, la famille, les différences générationnelles… et Céline Dion. Rencontre.

 

Komitid : Comment l’envie d’écrire est entrée dans votre vie déjà bien occupée ?

Anne Pauly : J’avais envie d’écrire depuis que je suis enfant, depuis que j’ai rencontré la lecture. J’ai étudié, travaillé, passé des disques dans des bars gays comme le Pop In ou Oh Fada, milité avec Gouines comme un camion et le collectif Oui oui oui et l’écriture était toujours là.

Entre deux missions de secrétaire de rédaction, je me suis fait virer et j’en ai profité pour entrer au Master de création littéraire de Paris VIII. À 40 ans, je voulais savoir si c’était vraiment ça que je voulais faire ou pas. Cela m’a ouvert des horizons conceptuels, intellectuels et m’a obligé à fournir des travaux et à poursuivre un projet. Et c’était motivant d’avoir des camarades avec qui échanger sur des problèmes de virgule ou de crédibilité de personnages.

C’est un bon moyen d’avoir accès à l’imaginaire des gens, je pense que j’avais besoin de ça. Il m’a fallu deux ans après le Master pour écrire ce livre. C’est une histoire de deuil, il fallait donc que je tourne la page dans les deux sens !

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