Comment les activistes LGBT+ serbes et kosovars défient les barrières ethniques

Publié le

Au cœur des Balkans, les tensions restent vives entre Serbes et Kosovars, 20 ans après la fin de la guerre. Mais un groupe d’individus semble faire fi des clivages nationalistes : la communauté LGBT+. Reportage.

Dans une ancienne usine, la jeunesse de Pristina danse au rythme de l’électro et des sets de DJ européens / Jan Schmidt-Whitley pour Komitid
Article Prémium

En octobre dernier, il était là. Au milieu de la foule colorée défilant sur la rue piétonne Mère Teresa dans le cœur de Pristina, la capitale du Kosovo. Aleksandar Savić prenait part à la deuxième Gay Pride organisée dans ce pays. Dans le cortège, ce jeune militant n’était pas tout à fait comme les autres. Ce Serbe avait fait spécialement le déplacement depuis Belgrade pour venir en soutien à ses homologues kosovars. Un geste de solidarité qui est loin d’être anodin dans un pays où les tensions avec la Serbie restent vives, vingt ans après la fin de la guerre du Kosovo.

Dans ce petit état des Balkans, les Albanais (90% de la population) et Serbes (5% de la population) vivent côte à côte sans jamais vraiment se mélanger. Rares sont les Kosovars albanais à se rendre en Serbie, et vice-versa. Cette dernière n’a d’ailleurs toujours pas reconnu l’indépendance de son ancienne province, proclamée en 2008.

Dans ce contexte, la présence du serbe Aleksandar dans le défilé de la Gay Pride kosovare pourrait sembler quelque peu incongrue.

Des problèmes communs

La suite de cet article est réservée aux abonné•e•s.

Pour continuer la lecture :

Vous êtes déjà abonné•e•s ?

Identifiez-vous