Huit films, huit genres différents : le duo de réalisateurs gays Olivier Ducastel et Jacques Martin commentent leur filmographie

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À l’occasion de la sortie de « Haut Perchés », leur huitième film, les réalisateurs gays Olivier Ducastel et Jacques Martineau commentent pour Komitid leur belle filmographie.

Trois des huit films des réalisateurs Olivier Ducastel et Jacques Martineau
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Avec Haut Perchés, en salles aujourd’hui, le duo de réalisateurs gays Olivier Ducastel et Jacques Martineau explore encore un territoire inconnu : le huis-clos. L’occasion de revenir avec eux sur leur filmographie : huit films, huit genres différents, des souvenirs, des répliques et des regrets aussi.

Jeanne et le garçon formidable (1998)

Le film ?

Jacques Martineau : Une comédie musicale en hommage à Jacques Demy et un film qui m’a permis d’expulser six ou sept années de militance à Act Up-Paris.
Olivier Ducastel : On peut aussi dire que c’est le film de notre rencontre.
JM : Le film s’est fait assez rapidement pour un premier film, quatre ans, ce qui est très peu et dans de bonnes conditions économiques. C’était globalement très joyeux même si le travail a été énorme, ce que je n’ai compris qu’après.

Une scène ?

JM : Celle du petit déjeuner au lit, je ne sais pas pourquoi. C’est pour moi le top de la leçon de Jacques Demy : s’approcher au maximum du ridicule sans y tomber.
OD : Pour moi, cela serait plutôt la Java du séropo ou la chanson de Jacques Bonnaffé au bord du canal qui est la scène la plus proche de ce que j’avais imaginé.

Un souvenir du tournage ?

JM : Un gros stress surtout !
OD : L’énergie du tournage, les dernières scènes tournées en studio et cette impression de sérénité après des extérieurs compliqués.

Un regret ?

OD : Mon regret serait la place de la danse dans le film terminé. On avait tourné beaucoup plus de choses et je pense que ces questions de scène de danse cristallisaient beaucoup de passions. On nous a fait couper des choses de façon un peu volontariste et, dans une sorte d’entraînement masochiste, on a même coupé plus que ce qu’on nous demandait.

Une réplique ?

Quand Virginie Ledoyen (Jeanne) répond à Mathieu Demy (Olivier) qui lui dit qu’il est séropositif : « C’est pas grave on a mis des préservatifs ! ».

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