Le réalisateur de « Together Alone », PJ Castelanetta : « Le monde du cinéma indépendant et des studios tolèrent les homos mais cela s’arrête là ! »

Publié le

Rencontre avec PJ Castelanetta, réalisateur du sublime film culte « Together Alone » qui vient de ressortir en salles.

PJ Castelanetta, réalisateur de « Together Alone » - DR
PJ Castelanetta, réalisateur de « Together Alone » - DR
Article Prémium

Paul Joseph (PJ) Castelanetta est un mystère. Le réalisateur new-yorkais établi depuis longtemps à Los Angeles n’a réalisé que deux films. Le premier Together Alone (1991, sorti en France en 1993) est un classique, un des films incontournables de l’histoire du cinéma queer. Mais après son deuxième film, Relax… It’s just sex, en 1998, un échec commercial, PJ quitte le cinéma pour une vie de famille plus classique ce qui ne l’empêche pas de demeurer extrêmement créatif. Il a accepté de répondre aux questions de Komitid à l’occasion de la reprise en salles en France de Together Alone.

 

Komitid : Comment a commencé votre carrière de cinéaste ?

PJ Castelanetta : J’ai été diplômé d’une école de cinéma, l’USA Film School, et je crois que j’ai réalisé le premier film gay de fin d’études à ce moment-là, malgré l’homophobie encore très présente même à l’école, qui s’appelait What’s a nice kid like you et que j’ai proposé en 1986 au festival Frameline (le plus vieux et le plus important festival LGBT du monde à San Francisco depuis 42 ans, ndlr). Le film a aussi été diffusé à Berlin. Comme il n’y avait pas de dialogue, il a été facilement projeté dans le monde entier ! C’était aussi en noir et blanc. J’ai travaillé comme assistant de production sur des films et j’ai été embauché par Warner comme assistant dans le département des scénarios. Je me suis rendu compte que certains de l’école réussissaient à faire des films de façon très indépendante même si c’était la plupart du temps pas très bien écrit et pas très bien joué. Tout le monde voulait être Truffaut ou se rapprocher du néoréalisme italien. C’était presque pathétique !

La suite de cet article est réservée aux abonné•e•s.

Pour continuer la lecture :

Vous êtes déjà abonné•e•s ?

Identifiez-vous