« Erreur 404 » : internet sur scène au service du féminisme et des identités queer

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Voici un an qu'une troupe de théâtre engagée travaille sur « Erreur 404 », pièce féministe et queer. Komitid rencontre l'équipe de ce spectacle qui suscite des réactions enthousiastes.

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« Erreur 404 » : internet sur scène au service du féminisme et des identités queer - Nathanaëlle Glatigny et Pierre Nativel
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Jeudi 11 avril dernier, soleil rasant sur le bâtiment A de l'université Paris 8. Les comédien.ne.s de la compagnie La Sticomiss viennent de finir leur échauffement. Le petit groupe traverse le carré rouge, où le très arc-en-ciel festival Fête pas genre bat son plein sur fond de salsa, pour s'installer devant l'amphithéâtre 4. C'est là qu'a lieu ce soir la représentation d'Erreur 404, pièce de théâtre féministe et queer. Le cours d'avant a du retard, il faut improviser pour tenir les horaires. Une partie de la troupe se maquille sur les marches, l'autre répète encore quelques pas de danse dans le couloir. Anaïs Seghier, autrice et metteuse en scène de la pièce, elle, sort son nécessaire à couture pour fignoler un costume.

Un bon quart d'heure plus tard, les étudiant.e.s du cours précédent libèrent la salle. Il est l'heure pour les artistes d'aller investir les loges et de mettre en place le décor. Une installation délicate, millimétrée, puisque la mise en scène comporte de nombreux éléments de projection sur plusieurs écrans, qui sont aussi des portes, des fenêtres, sur l'intimité des trois protagonistes. Trois personnages qui, tour à tour, nous parleront de cyberharcèlement, de travail du sexe et d'identité de genre. Le fil rouge qui lie ces trois parcours ? Internet. « C'est sur internet que j'ai commencé à militer sur le féminisme et c'est comme ça aussi que j'ai pu découvrir les milieux queer. Ça fait vraiment aussi partie de ma vie personnelle, de mes découvertes en termes de sexualité », raconte Anaïs Seghier, actrice devenue metteuse en scène ouvertement lesbienne. « C'est un milieu que je trouve fascinant car il peut à la fois révéler une solidarité hyper forte entre des communautés très peu visibles dans la société, et en même temps, il charrie des violences de genre très fortes ».

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