À l'approche des élections, les LGBT+ d'Espagne ne feront « pas un pas en arrière » face au parti d'extrême-droite Vox

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La formation d’extrême-droite Vox, aux positions LGBTphobes, gagne du terrain en Espagne. Elle a déjà obtenu des sièges au Parlement andalou et mène campagne pour les élections générales du 28 avril. Les associations LGBT+ sont vigilantes mais assurent qu’aucun droit ne sera rogné...

manifestation contre vox espagne
Manifestation féministe contre l'extrême-droite à Pampelune en janvier 2018 - Miguel Oses / Shutterstock
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« Ni un paso atrás ! »* C’est le leitmotiv des défenseurs des droits des femmes et des personnes LGBT+ en Espagne. Il résonne particulièrement en Andalousie depuis les dernières élections parlementaires. En décembre dernier, la formation politique d’extrême-droite Vox a obtenu 11 % des voix et 12 sièges au Parlement de la communauté autonome du sud de l’Espagne. Un résultat qui a provoqué un choc chez les Andalous.e.s. Une partie de la population avait notamment manifesté contre le projet de ce parti d’abroger « la loi sur l’égalité » garantissant la protection des droits des personnes LGBT+.

« En tant que femme et homosexuelle, je me sens menacée. S’ils arrivent à obtenir ce qu’ils veulent, ce sera un véritable recul ! C’est dingue de se dire qu’on ne manifeste pas pour obtenir de nouveaux droits, mais pour qu’on ne nous retire pas ceux qu’on pensait acquis », confiait Carmen, 32 ans, le jour de la manifestation du 15 janvier sur la Plaza Nueva de Séville. Pour cette jeune Andalouse comme pour les milliers d’autres manifestant.e.s réuni.e.s ce jour-là, la percée de Vox est une source d’inquiétude.

La formation d’extrême-droite, née en 2013 d’une scission du parti de droite majoritaire PP (Parti Populaire), tient en effet un discours anti-immigration, anti-écolo, anti-féminisme, et anti-LGBT. Sur ce dernier point, Vox a comme programme – en Andalousie et au niveau national, où la campagne pour les élections générales du 28 avril prochain bat son plein – de supprimer toutes les lois qui protègent la communauté. Les militant.e.s veulent créer une loi organique de protection de la « famille naturelle » qui serait au-dessus de l’État. Autre but affiché : supprimer les subventions aux associations féministes et LGBT+, ainsi que la dénonciation de la « prolifération des Gay Prides ».

« Pour le moment, nous restons confiants »

 

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