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Les droits des personnes LGBT+ progressent en Lituanie et c'est grâce à l'Union européenne

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Victoire. Les couples de même sexe binationaux pourront désormais s'établir sans problème en Lituanie. Une décision de la Cour constitutionnelle qui ne serait pas arrivée sans l'aide de l'UE. Explications.

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La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite lors d'une réunion de l'UE à Bruxelles en 2017 - Shutterstock / Dalia Grybauskaite
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Une étape importante. Vendredi 11 janvier dernier, la Cour constitutionnelle lituanienne a pris une décision marquante en faveur des droits LGBT+. La plus haute instance du petit pays balte a en effet jugé que le gouvernement devait accorder des permis de séjour aux conjoint.e.s étrangers de citoyen.ne.s en couple gay ou lesbien, alors même que les unions de même sexe ne sont pas reconnues par la loi.

Dans le détail, la Cour a jugé que le « refus systématique d'accorder des permis de séjour aux conjoints de citoyens homosexuels était discriminatoire », ajoutant que la décision ne pouvait pas être fondée « uniquement sur l'identité de genre ou l'orientation sexuelle ». Cela veut donc dire que tout partenaire étranger d'un.e ressortissant.e européen.ne en couple de même sexe pourra obtenir un permis de résidence. La femme indienne d'une ingénieure française travaillant en Lituanie pourra donc y vivre légalement. Tout comme le mari brésilien d'un maçon lituanien.

Pour les associations LGBT+ locales, la victoire est sans précédent, comme l'explique Eglė Kuktoraitė, en charge de la communication de l'association LGL, la ligue nationale pour les droits LGBT+ : « Nous sommes très heureux de la décision, notamment lorsque l'on prend en compte le climat actuel en Lituanie », s'exclame-t-elle auprès de Komitid. « Nous avons l'habitude d'entendre les institutions nous dire que nous ne sommes pas des familles et les parlementaires tentent régulièrement de mettre nos droits en cause ». Il faut dire que l'État balte est l'un des rares pays de l'Union européenne à avoir défini le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme dans sa Constitution. Largement conservateur, le territoire de 2,8 millions d'habitant.e.s est à la traîne en matière de droits des personnes LGBT+.

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