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Melvil Poupaud : « J’ai souvent choisi des films dans lesquels la sexualité avait un rôle important »

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Melvil Poupaud est le partenaire d'Isabelle Huppert dans le nouveau film d'Eva Ionesco, « Une jeunesse dorée », sur les années Palace période années 70. L'acteur revient sur ses choix, sur les personnages homo ou trans qu'il a interprétés pour Ozon ou Dolan.

Melvil Poupaud dans « Une jeunesse dorée », d'Eva Ionesco
Melvil Poupaud dans « Une jeunesse dorée », d'Eva Ionesco - ©Macassar Productions / KMBO
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Il a été gay pour Ozon dans Le Temps qui reste, femme trans pour Dolan dans Laurence Anyways, il est cette semaine un dandy ambigu et jouisseur dans le film d’Eva Ionesco sur les années Palace, Une jeunesse dorée. Melvil Poupaud, qui boucle à l’Olympia, les 19 et 20 février prochains, une tournée aux côtés de son pote Benjamin Biolay est un artiste complet et « bien dans ses baskets ». Komitid l’a rencontrée pour évoquer ce dernier film, ses choix de rôles, la sexualité, l’identité, #metoo et son personnage dans le prochain film de François Ozon, Grâce à Dieu.

Komitid: Quel a été le déclencheur pour que vous acceptiez ce rôle de dandy décadent dans Une jeunesse dorée ?

Melvil Poupaud : C’est Eva Ionesco parce que je la connais depuis un moment. On avait tourné ensemble dans un film de Danièle Dubroux qui s’appelait Eros Thérapie (en 2002, NDLR) et j’aimais son allure à la fois un peu sauvage, un peu paumée et en même temps très intense. J’avais vu en elle une artiste, même dans son incarnation physique. Je l’ai croisée plusieurs fois parce que je connais et que j’aime beaucoup Simon Libérati, son mari, qui a co-écrit le scénario. On m’avait dit beaucoup de bien du premier film d’Eva, My Little Princess, et pour Une jeunesse dorée, j’ai adoré le rôle, l’ambiance et j’ai compris ce qu’elle voulait en faire.

Cette période traitée par le film, ces fameuses « années Palace », cela vous évoque quelque chose ?

Quand j’étais petit, ma mère (Chantal Poupaud, attachée de presse dans le cinéma mais aussi réalisatrice, NDLR) avait des amis qui étaient dans cette mouvance-là. Alain Pacadis venait parfois chez moi, il me faisait peur parce qu’il était dans un état second très souvent et, pour un enfant, ces personnages un peu défoncés ou ivres morts, on ne comprend pas trop.

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