Queers dans un jardin anglais, épisode 1 : Charleston’s garden, la communauté queer de Bloomsbury

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Premier épisode d'une série consacrée au patrimoine queer anglais à travers trois jardins… Étape de départ à Charleston’s garden où plane encore le souvenir du groupe de Bloomsbury.

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La tête d'Antinoüs dans le Charleston's garden - Cy Lecerf-Maulpoix pour Komitid
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À travers un voyage estival sur les traces d’écrivain.e.s, militant.e.s et artistes queers qui partageaient tout.e.s à leur manière une passion pour les jardins, retour sur trois histoires singulières, trois lieux de vie dont l’originalité témoigne d’un certain usage de la botanique et des fleurs, du rôle joué par le jardin dans leurs modes de vie. Trois exemples qui témoignent aussi du risque de disparition des mémoires queers, souvent minorées dans les mains des histoires officielles. Première étape dans le Sussex, à la Charleston Farmhouse, où au début du 20ème siècle le groupe de Bloomsbury se réunissait à l’abri des regards… « Je suis convaincue que si tu obtiens Charleston, tu finiras par y vivre pour toujours. Si tu pouvais t’y installer, tu en ferais quelque chose d’absolument divin » écrit Virginia Woolf en septembre 1916 à sa sœur artiste Vanessa Bell l’enjoignant à emménager avec ses enfants, son amant Duncan Grant…

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