Paris : la 41ème Marche des Fiertés LGBT émaillée d'incidents

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En dépit de plusieurs perturbations, des centaines de milliers de personnes ont participé samedi 30 juin à la 41ème Marche des Fiertés LGBT de Paris.

Affiche de la Marche des Fiertés de Paris 2018
Affiche de la Marche des Fiertés de Paris 2018

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont participé samedi 30 juin à la 41ème Marche des Fiertés LGBT de Paris. Les manifestant.e.s formant une masse chatoyante aux couleurs de l’arc-en-ciel sont parti.e.s de la place de la Concorde aux alentours de 14h15 pour marcher en direction de la place de la République, avec comme mot d’ordre « Les discriminations au tapis, dans le sport comme dans nos vies ».

Une marche émaillée d’incidents

Ce mot d’ordre jugé trop peu revendicatif par de nombreuses associations a incité certains groupes à perturber le bon déroulement de la manifestation. Au départ de la Marche, un collectif se définissant comme « politique, radical, féministe, queer, antiraciste et anticapitaliste » a occupé la tête du cortège pour protester contre « l’appropriation de la pride par la mairie de Paris, le gouvernement, la police ou les entreprises », qu’il considère comme du pinkwashing. Quelques heurts ont été signalés avec le peloton de motards qui ouvre traditionnellement le ban.


Un peu plus tard, lorsque le cortège est arrivé à la hauteur de place des Pyramides, des individus ont recouvert d’une cagoule noire la statue de Jeanne d’Arc et taggé son socle, provoquant une riposte immédiate des CRS. Les auteur.e.s de cette action ont été interpellé.e.s sans ménagement par les forces de l’Ordre. Le fourgon dans lequel ont été placé.e.s les interpellé.e.s a été bloqué par un die-in de protestation qui a stoppé la progression de la Marche pendant un temps.

Plusieurs membres du gouvernement dans le cortège

Ces péripéties n’ont pas empêché les participants de défiler dans la bonne humeur. Comme tous les ans, de nombreux hommes et femmes politiques ont pris place dans le cortège, et plusieurs membres du Gouvernement étaient présents également. Aux côtés de  Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre femmes et hommes, on reconnaissait Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Mounir Majoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique ou encore Benjamin Griveaux, porte-parole du Gouvernement.

A l’heure où nous mettons cet article en ligne, les manifestant.e.s arrivaient progressivement sur la place de la République, où se dresse un podium pour un grand concert de fin de marche. Komitid reviendra plus en détails sur la manifestation dans les prochaines heures.