France : ces marques de mode écolos et éthiques

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Plusieurs marque de mode françaises se sont positionnées sur ce segment qui a le vent en poupe.

Il est de ces petites entreprises discrètes qui se font la part belle sur des marchés de niche. L’industrie de la mode n’échappant pas à la règle, on a repéré quelques marques françaises surfant sur cette vague de la tendance écolo qui envahit la planète entière pour notre plus grand bonheur. Par démarche éthique ou pour rester branchées, elles sont nombreuses à s’être lancées dans l’aventure du commerce équitable et du « consommer local ». Une fois n’est pas coutume, restons chauvins et parcourons la France pour dénicher ces perles de créativité et ces nouveaux leaders du « consommer responsable ».

Force est de constater que la fast fashion n’a plus vraiment la côte auprès des consommateurs. Régulièrement pointée du doigt à cause de son manque de transparence et de ses conditions de production déplorables, certaines marques ont pris le contrepied en s’engageant dans une démarche éco-friendly : respect des conditions de travail et des salariés (en interdisant le travail des enfants, par exemple), utilisation de matières naturelles plutôt que de procédés industriels pour bannir ou limiter l’utilisation de produits toxiques, préservation de l’environnement… La mode durable est solidement ancrée autour du respect de 3 pôles fondamentaux : l’aspect humain, social et environnemental.

Même les grandes enseignes internationales ont développé leur propre marque green, qu’il s’agisse d’H&M avec « Conscious », une gamme de vêtements réalisés avec des matières recyclées, ou encore Zara avec la gamme #JoinLife, elles se sont toutes découvert la fibre écologique (ainsi que son intérêt économique). Les marques de mode françaises ne sont pas en reste : homme ou femme, il est désormais possible de s’habiller local en adoptant un total look écolo.

Consommez moins, consommez mieux

Produits en circuit court et confectionnés avec des matériaux naturels (coton, lin, chanvre, soie, Tencel ou bambou), ces gammes de vêtements, accessoires, sous-vêtements ou chaussures proposent des lignes chics, raffinées et ultra tendances.

Ekyog est certainement la marque pionnière dans ce secteur du prêt-à-porter. Active depuis une quinzaine d’années, ses stylistes visionnaires Nathalie et Louis-Marie Vaultier ont eu envie d’une filière textile plus propre et plus responsable. Envie aussi de voir grandir leur premier enfant dans des vêtements biologiques, respectueux de la peau et de la santé. Envie de contribuer, à leur niveau, à la protection de l’environnement. Très vite rejoints par d’autres entrepreneurs et entrepreneuses ayant la même vision, ces marques sont aujourd’hui nombreuses sur le marché : Les Récupérables (qui donne une deuxième vie aux vêtements, une nappe se transformant en une jupe fashion), Les Sublimes, Atode ou Kipluzet… leur point commun est de savoir intégrer parfaitement l’écologie au cœur de leurs créations vestimentaires pour l’homme ou la femme.

La toute jeune société « 1083 », fondée il y a seulement 4 ans affiche quant à elle une réussite insolente avec plus de 2 millions d’euros de chiffre d’affaire l’an dernier. Leurs jeans en denim, pourtant produit de mondialisation par excellence, sont 100% Made in France : en coton bio, teintés et tissés à Sevelinges et Charlieu dans les Pays de la Loire ; coupés, assemblés et rivetés dans les Bouches du Rhône ; la petite marque montante nous fait la promesse de ne commercialiser que des vêtements fabriqués à moins de 1083 kilomètres de chez nous, soit la distance entre les 2 villes françaises les plus éloignées que sont Manton au bord de la Méditerranée et Porspoder en Bretagne.

Du prêt à porter mixte (Léax), spécialisé pour l’homme (Good Guys) ou la femme (Valentin Gauthier), des chaussures vegan et équitables (Veja), des sous-vêtements (Peau éthique), tous ces designers ont fait le pari fou de réveiller les consciences à coup de grandes campagnes de communication, d’une forte présence sur les réseaux sociaux, ou avec l’aide de plateformes collaboratives pour le lancement de leur projet.

Quand on sait que 120 milliards de vêtements sont produits dans le monde chaque année, il est aisé de comprendre l’enjeu de ce changement de paradigme. Cultiver sa différence, redynamiser l’économie française et son savoir-faire, porter des matières naturelles pour ne pas nuire à sa santé, prendre soin de la planète, autant d’arguments déployés pour limiter l’impact d’une surconsommation pour tendre vers une consommation responsable et une mode éthique.