Pour Roman Polanski, la masculinité, c’est «pisser debout»

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Et Yann Barthès est d'accord avec lui. Invité jeudi soir du «Petit Journal», sur Canal+, le cinéaste de «Rosemary's baby» et du «Pianiste» regrette que l'on oublie la différence des sexes.

« Je me souviens quand j’étais adolescent, tous les garçons pensaient aux filles. maintenant ils pensent aux marques de fringues. » C’est ainsi que débute une séquence embarrassante (à partir de 17’40 » dans la vidéo ci-dessous) hier soir sur Canal+, lorsque Roman Polanski, immense cinéaste franco-polonais, a voulu donner sa définition de la différence des sexes. Regrettant qu’il n’y ait plus de séduction, il s’est interrogé tout seul sur « la tendance à oublier le sexe des gens ».

D’après lui, c’est dû à la « théorie du genre » qui fait que dans certains pays, on encourage les garçons à pisser assis. « Et même les adultes », ajoute-t-il, citant la Suède en modèle repoussoir. Yann Barthès parait étonné mais ne le contredit pas.

Les deux hommes vont même jusqu’à échanger une poignée de main lorsque Roman Polanski s’exclame : « On peut quand même dire qu’on pisse debout ». Ce à quoi Yann Barthès lui répond : « On est d’accord ». Un grand moment de télévision… du niveau du comptoir du café du commerce.

Relayée par plusieurs médias français en 2013, dont Le Figaro, sous le titre « Les Suédois bientôt forcés d’uriner assis ? », ce qui était présentée comme une loi d’interdiction en Suède s’est avérée être une résolution proposée dans une région du pays et visant à recommander d’uriner assis pour des questions d’hygiène et pour prévenir le cancer de la prostate. Une pratique déjà assez courante en Allemagne et dans les pays nordiques, rappelait Libération à l’époque.