Avec #Instapride, Miley Cyrus se fait l’écho des jeunes trans’ et queers

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La chanteuse a lancé cette semaine la campagne Instapride pour faire connaître les vécus de ces jeunes particulièrement vulnérables.

Quelques semaines après le lancement de la Happy Hippie Foundation, une organisation de lutte contre la précarité chez les jeunes LGBTQ, Miley Cyrus continue d’utiliser sa notoriété pour servir cette cause qui semble lui tenir vraiment à cœur. Grâce à un partenariat avec Instagram, la popstar a décidé de mettre en avant des histoires de jeunes trans’, queer ou qui ne se conforment pas à un genre, avec le hashtag #Instapride. Un bon moyen de sensibiliser le grand public aux questions liées à l’identité de genre, d’autant que Miley Cyrus compte plus de 22 millions d’abonné.e.s sur son compte Instagram. « Dans des endroits comme Indianapolis, on peut dire à quelqu’un qui est trans’ ou homo qu’il ne peut pas utiliser les toilettes publiques, a-t-elle déclaré en référence à la loi sur la liberté religieuse votée dans l’Indiana. Moi, quoi que je fasse, on ne m’en empêchera pas. Car ce sont des lèche-culs. Mes ces gens-là sont de vrais gens. Je refuse d’aller là où ils/elles n’auront pas le droit d’aller. » La campagne a commencé le 15 juin et va révéler jour après jour des portraits de ces jeunes :

#Repost @mileycyrus ・・・ “I spent so much of my life uncomfortable with who I was and afraid to move because I didn’t want to stand out any more than I already did. This last year as I’ve been transitioning, there’ve been a lot of moments when I truly felt free to be myself : the moment I woke up from top surgery, the day the bandages came off, my first shot of testosterone. Sometimes, I’ll be out in public with my family or just hanging around with friends, and I remember that I’m no longer having to hide anything about who I am. I’m not afraid to move anymore and I know who I am. Everything about me right now is exactly as it should be.” – @isupersheng #happyhippiepresents #instapride @happyhippiefdn

Une photo publiée par Happy Hippie Foundation (@happyhippiefdn) le

Leo Sheng, un jeune garçon trans’ de 19 ans, a été le premier à raconter son expérience : « J’ai passé une bonne partie de ma vie à être gêné de qui j’étais, et en ayant peur de bouger parce que je ne voulais pas me démarquer davantage. L’année dernière alors que je transitionnais, il y a eu beaucoup de moments où je me suis vraiment senti moi-même : le moment où je me suis réveillé de mon opération du torse, le jour où j’ai enlevé les pansements, ma première injection de testostérone. Parfois, je suis dehors avec ma famille ou je sors avec des ami.e.s, je me rappelle que je n’ai plus à cacher qui je suis. Je n’ai plus peur de bouger et je sais qui je suis. Tout en moi est exactement comme cela doit être. »

Tyler Ford a 24 ans et est agenre : « Toute ma vie, on m’a dit qu’il n’y avait que deux genres. Je pensais que je devais me rapetisser pour entrer dans une case qui n’allait jamais me contenir. Ça m’a pris des années pour trouver les mots pour mon identité de genre, et pour me sentir à l’aise et m’exprimer comme je suis. »

Comme le rappelle Autostraddle, Miley Cyrus traîne derrière elle quelques casseroles, mais sa nouvelle initiative semble cette fois toucher juste : « Miley n’est pas parfaite en tant que célébrité qui défend les droits, avec un passif entaché de racisme et d’appropriation culturelle pour lequel elle ne s’est jamais excusée. Néanmoins, cette campagne, au moins pour le moment, semble sérieusement révolutionnaire dans sa portée et formidablement positive dans son approche. » Pour Greta Martela, co-fondatrice de Translife, une ligne d’écoute qui apporte soutien et conseils aux personnes trans’, la chanteuse a saisi comment elle pouvait s’investir pour aider ces jeunes : « On a eu toutes les craintes qu’on a toujours lorsque quelqu’un qui est extérieur à la communauté arrive et se précipite pour essayer de nous sauver, a-t-elle expliqué au magazine Time. Souvent c’est un désastre. Mais on voit ensuite ce qu’elle fait – elle inclut les gens de la communauté, et on dirait vraiment qu’elle a appris sa leçon. »