Eblouissante création de «The King and I», de Rodgers & Hammerstein, au Théâtre du Châtelet
Lambert Wilson est le roi de Siam et Susan Graham Anna.
La production du Châtelet bénéficie d’un casting impeccable. Lambert Wilson campe un roi de Siam plus tragique que dans la version hollywoodienne (avec Yul Brynner, créateur du rôle à Broadway) et Anna est interprétée par la cantatrice américaine Susan Graham, aussi à l’aise dans la comédie que dans les nombreux airs de son rôle. La chorégraphe Peggy Hickey a totalement réinventé le ballet du deuxième acte (The Small House of Uncle Thomas), qui est une pure merveille féérique, riches en apports des différentes cultures asiatiques. Sue Blane a eu un budget costumes qui ferait pâlir d’envie toutes les fashonistas… sans parler des décors, somptueux de Jean-Marc Puissant.
Lee Blakeley signe encore une fois une mise en scène à la fois spectaculaire et respectueuse des personnages, appuyé par la direction musicale de James Holmes qui nous permet de savourer la subtile orchestration de The King and I par Robert Russel Bennett.
Et si l’âge d’or de la comédie musicale vivait une seconde jeunesse au Théâtre du Châtelet?
The King and I, de Rodgers & Hammerstein, du 13 au 29 juin, au Théâtre du Châtelet, à Paris.
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